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Michel Verret (né à Cambrai (Nord) le 6 novembre 1927 et mort à Nantes (Loire Atlantique) le 28 novembre 2017), fils d’un vétérinaire, est reçu à l'École normale supérieure, en 1948.

 
 

Son père résistant au sein du mouvement Libération-Nord, sera président des Charbonnages de France et membre du Conseil économique et social.

Verret, après la Libération, adhère en septembre 1944 aux Jeunesses communistes, et au Parti communiste, en 1945.

Il collabore à Clarté, la revue de l’UEC dont il devient le rédacteur en chef de 1949 à 1950 (prenant la succession d'Annie Kriegel-Besse).

Il suit plusieurs écoles du PCF et y enseigne lui même.

En 1953, Verret réussit l’agrégation et il est nommé professeur de philosophie à Nantes, au lycée Clemenceau, où il exerce jusqu'en 1967.

Membre du Comité de rédaction de La Nouvelle Critique de 1958 à 1967, il y publie de nombreux articles, notamment sous le pseudonyme «Jean Néry». En décembre 1963, il écrit « Réflexion sur le culte de la personnalité. Quelques remarques » qui pointe les aspects particuliers de l'Union soviétique, mais aussi les aspects universels (y compris pour le PCF) des dérives bureaucratiques du communisme.

Il est proche de Louis Althusser, tout en ayant des divergences théoriques avec lui. Et au cours de la réunion préparatoire (en janvier 1966), du Comité central d’Argenteuil consacré aux questions idéologiques (mars 1966), c’est Verret qui lit l’intervention d’Althusser.

En 1978, il s’éloigne du PCF, sans faire de bruit, tout en restant fidèle aux amitiés qu’il y a nouées (« j’ai quitté le Parti, il y a dix ans, silencieusement, comme on quitte un mort »).

En 1976, il publie sa thèse d'État sur les étudiants, Le temps des études, qui propose une «sociologie des illusions révolutionnaires du monde universitaire» (analyses qui sont publiées dans La Pensée, en 1968-1969).

Il fonde et dirige le Laboratoire d'études et de recherches de sociologie sur la classe ouvrière (LERSCO) dont le projet est de « focaliser la sociologie du travail sur la classe ouvrière » et de favoriser le dialogue avec les autres disciplines : histoire, ethnologie, psychologie, droit, statistique, etc. Ce laboratoire est associé au CNRS, en 1974.

Il publie plusieurs ouvrages aux Editions sociales, édition du PCF : Les marxistes et la religion : essai sur l'athéisme moderne ; Théorie et politique ; Dialogues pédagogiques.

Il publie aussi une « trilogie sur l'ouvrier français, 1954-1975 » : L'espace ouvrier, Le travail ouvrier, La culture ouvrière, qui est emblématique de son œuvre de sociologue. Il a ainsi contribué à établir la légitimité d’une sociologie des classes ouvrières et populaires.

Il se marie avec une psychologue, Éliane Berenbaum, communiste également. Ils ont quatre enfants.

 

Sources

Michel Verret – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Isabelle Gouarné

Michel Verret – Wikipédia

Histoire d'une fidélité. Biographie de Michel Verret par lui-même, Politix, Revue des sciences sociales du politique, 1991

Responsabilités au PCF

Membre du Comité fédéral de Loire-Atlantique : 1964 – 1966

Membre du Comité de rédaction de la Nouvelle critique :   1958 - 1967

Publications

Les marxistes et la religion : essai sur l'athéisme moderne, Éditions sociales, 1961,

Théorie et politique, Éditions sociales, 1967,

Dialogues pédagogiques, Éditions sociales, 1972,

Le temps des études, Champion, 1976,

L'Espace ouvrier, avec J. Creusen, Armand Colin, 1979,

Le travail ouvrier, avec P. Nugues, « collection U », Armand Colin, 1982,

La culture ouvrière, avec Joseph Creusen, ACL édition, 44230 Saint Sébastien, 1988,

Histoire d’une fidélité, Politix, n° 34, 1991,

Éclats sidéraux, Nantes, Éditions du Petit véhicule, 1992,

Chevilles ouvrières, Éditions de l'Atelier, 1995,

Métamorphoses ouvrières (collectif), L'Harmattan, 1995,

Dialogues avec la vie, L'harmattan, 1999

Le vieux, le veuf, L'Harmattan, 2003.