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Gaston Viens (né à Cheval-Blanc (Vaucluse) le 24 octobre 1924, mort à Créteil (Val-de-Marne) le 21 décembre 2015), fils de maraîchers communistes, d’une famille de six enfants, fait ses études jusqu’au certificat d’études primaires.

Maire d'Orly, Membre du CC

Exclu en 1989

Il débute dans la vie professionnelle comme ouvrier maraîcher.

Il s'engage dans la Résistance en 1941, et adhère aux Jeunesses communistes en 1942. Arrêté en 1943, il est jugé et envoyé au camp d’internement de Saint-Sulpice-la-Pointe. Les autorités françaises le livrent aux Allemands qui le déportent à Buchenwald (matricule 69295). La 3e armée américaine le libère, le 11 avril 1945.

Viens est décoré de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du mérite pour son action pendant l’Occupation et lors de sa déportation,

À son retour des camps, ouvrier agricole, maçon, chauffeur de poids lourds, il milite aux Jeunesses communistes et au PCF, à Saint-Rémy-de-Provence.

En janvier 1949, il suit l’école paysanne du Parti communiste. Il devient aussitôt après, permanent et secrétaire de la fédération des Bouches-du-Rhône, particulièrement chargé des questions paysannes.

En 1950, il entre au Comité central, comme suppléant.

Waldeck Rochet le nomme permanent au journal La Terre et à la section paysanne. Il quitte Marseille et s’installe à Orly.

Viens est nommé membre titulaire du Comité central  en juillet 1956, et devient secrétaire du Comité central (pour la première fois, cette fonction n’est pas confiée à un membre du Bureau politique). Par ailleurs, il est secrétaire général de l’Union des jeunesses agricoles et à ce titre, il est plusieurs fois invité au Bureau politique lorsqu’il est question de la jeunesse.

Viens est ensuite démis de son rôle de secrétaire du Comité central, en juin 1959 (au XVe Congrès). En mai 1964, il n’est pas réélu membre du Comité central.

En mars 1965, Viens est élu maire d’Orly.

En 1967, aux élections cantonales, la gauche est majoritaire dans le Val de Marne et le groupe communiste étant le plus important, Viens est élu à la présidence du Conseil Général. Aux élections cantonales de 1970, l’UDR reconquièrent le Val-de-Marne. Trois ans plus tard, en 1976, lorsque la gauche redevient majoritaire, c’est Michel Germa, chef de file des communistes (et non Viens), qui devient Président du Conseil général.

Comme maire, il s’oppose à la fédération du PCF sur la réhabilitation des grands ensembles. Deux positions s’affrontent : conventionner pour donner priorité aux travaux tout en critiquant la loi, ou s’opposer à l’application de la loi comme le propose la direction fédérale. C’est aussi l’orientation du PCF suite à la rupture du programme commun, qui accentue le conflit avec son parti.

Pendant les préparations des élections de 1981, Viens s’oppose à Georges Marchais lors d’un Comité fédéral. Il le met en garde contre son refus de prendre clairement position pour le désistement au second tour.

Finalement, en 1989, Viens en désaccord sur la composition de la liste qu’on tente de lui imposer pour la mairie d’Orly, est exclu (en même temps que Robert Jarry, maire du Mans).

Aux élections municipales qui suivent, le PCF présente une liste contre lui, sans succès, ce qui est une première.

En 1991, il est l’un des cofondateurs d’Alternative, démocratie et socialisme (ADS), qui rassemble des « reconstructeurs communistes ». ADS se transforme, par rapprochement avec les refondateurs proches de Charles Fiterman, en Convention pour une alternative progressiste (CAP), en 1994.

Aux élections municipales de 2001, il ne gagne que de 77 voix. Et en 2008, il remporte une nette victoire. Il démissionne de son mandat de maire en mars 2009, à quatre-vingt-trois ans, laissant son poste à sa première adjointe Christine Janodet.

Il perd son mandat de conseiller général en 2001 au profit d’un divers gauche.

Des places et des bâtiments portent son nom à Orly, Saint-Rémy-de-Provence et à Pointe à Pître.

Ernest Pignon réalise une fresque en son hommage, avec son portrait, pour le centre administratif d’Orly.

En décembre 1954, il se marie à Paris avec Jeannine Pasquario, dirigeante de l’UJFF et future membre du Comité central. Ils ont deux enfants, Jean-Michel et Guy.

 

Sources

Gaston Viens – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Claude Pennetier

Gaston Viens - Wikipédia

Responsabilités au PCF

Membre du Comité central : 1950 – 1964

Maire d’Orly : 1965 – 2009

Président du Conseil général : 1967 – 1970

Conseiller général : 1967 - 2001

Honneurs

Commandeur de la Légion d’honneur

Commandeur de l’ordre national du mérite

Place Gaston Viens à Orly.

Square Gastion Viens à Saint-Rémy-de-Provence - 2016

Résidence Gaston Viens à Pointe à Pitre (ville jumelée avec Orly) - 2017