Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

Jean Kéhayan (né à Marseille en 1944), de parents arméniens rescapés du génocide en 1915, adhère au PCF en 1960.

Journaliste à la Marseillaise

Exclu en 1980

C'est au cours d'un premier voyage en URSS organisé par les Jeunesses communistes qu'il rencontre sa première femme, Nina, interprète et professeur de russe.

Après leur mariage, Nina et Jean Kéhayan se rendent en Union soviétique en 1972, chargés par le Comité central du PCF de travailler pour la propagande officielle. Jean travaille à l'agence Novosti, où il était chargé de la relecture des brochures et dépêches destinées aux pays francophones.

Après deux années passées en URSS, très critique envers les idéaux prosoviétiques, choqué par la désinformation du PCF sur les conditions de vie en URSS, il publie avec sa femme un livre de témoignages, Rue du prolétaire rouge, où il s'affirme à la fois communiste et antisoviétique. Cet ouvrage, signalé à l'émission de Bernard Pivot Apostrophes, fait l'objet d'un débat à l'intérieur du PCF, dénoncé en termes différents par L'Humanité et l'Agence Tass. Nina et Jean restent cependant au Parti communiste, l'un et l'autre participant en 1979 aux débats du XXIVe Congrès.

Jean Kahayan est journaliste au Provençal et à La Marseillaise.

Nina Kéhayan annonce qu’il quitte le PCF en janvier 1980, après le soutien affiché du PCF à l'intervention soviétique en Afghanistan. Mais, il y reste encore quelque temps jusqu’à son exclusion en novembre 1980, peu après la parution du Tabouret de Piotr dans lequel il écrit par ironie : « L'Humanité coûte plus cher que la Pravda, à cause des frais de traduction ». Il mène également campagne par pétition contre la candidature de Georges Marchais aux élections présidentielles de 1981.

Le Comité central de novembre 1980, ratifie son exclusion décidée le 24 octobre 1980, par le Comité fédéral des Bouches-du-Rhône.

En 1993, Kéhayan est le suppléant de Christian Poitevin aux élections législatives de 1993 à Gardanne, sur une liste anti-Bernard Tapie. Il soutient Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle de 2007.

Il publie plusieurs ouvrages sur l'Arménie, où il est retourné à plusieurs reprises.

 

Sources

Wikipédia – Jean Kehayan

Responsabilités au PCF

Rédacteur à La Marseillaise

Publications

Rue du prolétaire rouge, avec Nina Kehayan, Éditions du Seuil, 1978,

Le Tabouret de Piotr, Éditions du Seuil, 1980,

Nastia, Editions Actes Sud, 1984,

Le Chantier de la place rouge, avec Nina Kehayan, Éditions du Seuil, 1990,

Mes papiers d'Arménie, Éditions de L'Aube, 1992,

La Complainte du dernier kolhoze, avec Nina Kehayan, Éditions du Seuil, 1994,

Tintin au pays de la politique, Éditions Nepe et Via Valeriano, 1994,

Marseille, portrait de ville, photographies de Stéphane Couturier, Éditions Hazan, 1995,

L'Apatrie, Éditions Parenthèses, 2000.

Honneurs

Officier des Arts et des Lettres‎

Président du Club de la Presse Marseille-Provence en 2004