Jean Burles (né à Marseille (Bouches-du-Rhône) le 28 juin 1916, mort le 20 janvier 2018) obtient son certificat d’études primaires puis un CAP d’ajusteur.

Son père, ouvrier mineur à Gardanne (Bouches-du-Rhône) adhère au PCF. Sa mère est ménagère.

Burles travaille jusqu’en 1937, année de son départ au service militaire.

En 1932, il prend sa carte à la CGTU et c’est fin 1935, qu’il adhère aux Jeunesses communistes. Responsable d’un groupe, il suit les cours de l’école fédérale de quinze jours. Il est ensuite chargé d’un rayon des JC.

En 1939, lors de la déclaration de guerre, il est au 5e génie à Garchizy (Nièvre), jusqu’à sa démobilisation le 31 juillet 1940.

Dès son retour à Marseille, Burles reprend l’action militante. Il est nommé d’abord responsable des JC pour les Bouches-du-Rhône puis des départements voisins : Gard, Drôme, Lozère, Ardèche.

Arrêté le 23 janvier 1942, il est transféré au Fort Saint-Nicolas à Marseille. Torturé (il refuse de donner son identité) et condamné aux travaux forcés à perpétuité le 25 avril, il est interné au Puy-en-Velay (Haute-Loire). Il s’en évade le 25 avril 1943 avec vingt-six prisonniers. Repris trois jours plus tard avec une partie d’entre eux, il organise avec Théo Vial-Massat l’évasion du 1er octobre de la même année, avec quatre-vingt-six détenus. Il reprend contact avec le Parti et est dirigé sur un maquis FTP à la limite du Puy-de-Dôme et de la Creuse puis envoyé dans l’Allier pour organiser les JC.

Il devient, en janvier 1944, responsable des JC pour la Haute-Garonne.

Devenu permanent pendant la Résistance, il est élu au Comité central des JC, à la Libération. Burles assure le secrétariat de la Fédération jusqu’en 1960.

En 1954, il devient membre du Comité central du PCF. De retour à Paris, il s’occupe durant sept années de l’organisation, sous la direction de Georges Marchais, et de 1968 à 1971, il dirige l’École centrale de quatre mois.

À la mort de Victor Joannès en 1972, il devient directeur de l’Institut Maurice Thorez qu’il contribue à faire évoluer avec la complicité de jeunes historiens, Serge Wolikow et Roger Martelli

Il est rédacteur en chef de l’hebdomadaire Révolution, créé en 1970 après  la disparition de France Nouvelle, avec Guy Hermier comme directeur. Il partage alors le rôle de directeur de la rédaction avec Jean Michel Catala.

Après l’échec des élections européennes de 1984, il est de ceux qui cherchent à comprendre et qui sont marginalisés. Il est évincé du Comité Central en 1985 (au motif officiel de l’âge).

Burles participe au courant refondateurs après 1989 puis s’éloigne du champ politique

Marié en 1945 avec Yvette Alquier, née en 1921, son agent de liaison dans la Résistance, Burles a trois enfants, deux filles et un garçon.

 

Sources

Jean Bures – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Claude Pennetier,

Jean Burles, communiste, ouvrier, intellectuel, Roger Martelli, Regards, 23/01/2018.

Responsabilités au PCF

Membre du comité national des JC : 1945 -

Membre du CC : 1954 -1985

Directeur de l’Institut Maurice Thorez : 1972 - 1979

Directeur de l’Ecole centrale du PC : 1968-1971,

Rédacteur en chef de l’hebdomadaire Révolution : 1980-1985.

Publications

Histoire du réformisme en France depuis 1920, deux volumes, En collaboration, Éditions sociales, 1976,

Le Parti communiste dans la société française, Editions sociales, 1979,

Les Communistes et leur stratégie, en collaboration avec Serge Wolikow, Roger Martelli, Éditions sociales, 1981.