Robert Hue (né à Cormeilles-en-Parisis (Seine-et-Oise) le 19 octobre 1946) fait ses études au collège d'enseignement technique de Cormeilles-en-Parisis.

Sont père est ouvrier maçon (résistant, militant CGT et communiste), sa mère est ouvrière textile.

Au lendemain de la manifestation de Charonne pour la paix en Algérie, le 8 février 1962, il adhère aux Jeunesses communistes. Un an plus tard, il adhère au PCF.

Après des études d'infirmier à Paris, il devient infirmier en psychiatrie.

Il est élu en 1977, maire de Montigny-lès-Cormeilles. Il est aussi conseiller régional d'Île-de-France et conseiller général du Val-d'Oise.

En 1981, il mobilise ses administrés contre la drogue devant la maison d'une famille marocaine soupçonnée de participer au trafic (puis innocentée). Le souvenir de cette affaire est encore «douloureux». «On a assimilé à l'immigration ma résistance à la drogue. J'ai beau m'expliquer, j'en prends toujours plein la gueule.»

En 1989, il est élu Secrétaire général de l'Association nationale des élus communistes.

En 1987, il entre au Comité central, puis en 1990, au Bureau politique. En 1994, alors qu'il est peu connu au sein du PCF, Georges Marchais fait de lui son successeur.

Hue entame une politique de mutation du PCF : ouverture vers d'autres mouvements, abandon d'un certain nombre de dogmes, création d'un exécutif à deux têtes (il devient président du parti en 2001, alors que Marie-George Buffet en devient la secrétaire nationale).

Pour donner une autre image du PCF et de son secrétaire général, il monte les escaliers du Festival de Cannes en queue-de-pie et rejoue la partie de cartes de Pagnol sur TF1, avec Roger Hanin, Jack Lang et Michel Charasse.

En 1995, il publie un livre afin d'expliquer ses réformes internes, Communisme : la mutation.

En avril 1995, Hue est le candidat du PCF à l'élection présidentielle. Il recueille 8,64 % (2,63 millions de voix).

En 1997, il soutient l'idée de la gauche plurielle qui permet l’arrivée de Lionel Jospin comme premier ministre. Des communistes entrent au gouvernement de Lionel Jospin.

En 1997, Hue est élu député dans la 5e circonscription du Val-d'Oise,.

En 2002, il se présente de nouveau à l'élection présidentielle et obtient 3,37 % des suffrages exprimés (960 000 voix). Son score étant inférieur à 5 %, sa campagne n'est pas remboursée totalement (le PCF connaît alors une grave crise financière).

Il quitte la présidence du PCF, et laisse la direction du PCF aux mains de la secrétaire nationale, Marie-George Buffet. La fonction de président du PCF, créé par lui, cesse d'exister après son départ.

Lors des élections législatives de 2002, il perd son mandat de député face au candidat UMP, et échoue à le récupérer lors d'une élection partielle en 2003.

En 2004, Hue est élu sénateur dans le Val-d'Oise.

Le 6 mars 2009, il démissionne de son mandat de maire de Montigny-lès-Cormeilles mais reste conseiller municipal jusqu'en 2014.

En septembre 2011, Hue est réélu au Sénat pour un second mandat. Lors de ce mandat, il s’inscrit au groupe Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) et devient vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées.

Hue est président du groupe interparlementaire d’amitié France Afrique du Sud au Sénat. Il a auparavant rencontré Nelson Mandela à plusieurs occasions (1994, 1996). Hue accompagne Jean-Marc Ayrault en Chine en décembre 2013 et François Hollande à Pretoria aux obsèques de Nelson Mandela, en décembre 2013.

En février 2015, il est nommé par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius représentant spécial pour les relations avec l’Afrique du Sud.

Le 28 novembre 2008, il quitte le Conseil national du PCF, et déclare qu’il ne quitte pas le parti mais qu’il effectue néanmoins une « rupture » avec lui, ne le jugeant « plus réformable ». Il annonce le 9 décembre 2008 la création d’une association politique, le Nouvel espace progressiste (NEP).

En 2009, il annonce la création d'une nouvelle formation politique : le Mouvement unitaire progressiste (MUP), distinct du PCF mais autorisant la double adhésion. L'objectif affiché est de ramener la politique au plus près de la vie des gens et de s'écarter de l'organisation traditionnelle des partis politiques. Des candidats du MUP figurent sur les listes du Parti socialiste lors des élections régionales de mars 2010. Hue, s'estimant « à mille lieues du Parti communiste », justifie sa candidature au coté du PS par un souci de rassembler l'ensemble de la gauche au-delà des clivages.

Le 12 avril 2012, Hue apporte son soutien à François Hollande dès les primaires qui précèdent le premier tour de l'élection présidentielle. Après l'élection de celui-ci à la présidence de la République, Hue est un temps pressenti pour entrer au gouvernement.

Le 28 mars 2013, Hue affirme n'être ni social-démocrate, ni communiste mais progressiste. Fin août 2014, il publie Les partis vont mourir… et ils ne le savent pas, qui, outre son analyse de la décomposition des partis traditionnels, se présente comme un « manuel de combat pour une gauche en panne ».

Lors des élections régionales de décembre 2015, le MUP dispose de quelques candidats sur les listes du PS mais aucun n'est élu.

Hue se prononce contre le projet de déchéance de nationalité et prend ses distances vis-à-vis de François Hollande.

En mai 2016, Hue publie un livre dans lequel il demande à la classe politique de « laisser la place ».

Le MUP annonce le nom de son candidat à l'élection présidentielle de 2017 : Sébastien Nadot. Mais Nadot n'étant pas parvenu à réunir les signatures de soutien nécessaires, Hue apporte son soutien à Emmanuel Macron, avant le premier tour de l'élection présidentielle.

En août 2017, Hue annonce qu'il ne briguera pas un nouveau mandat de sénateur et qu'il quittera la vie politique active après son départ du Sénat.

Hue est marié à Marie-Édith et a deux enfants.

Il dirige jusqu'à début 2012, la Fondation Gabriel-Péri.

A l'âge de 16 ans, il fonde un groupe de rock, Les Rapaces. Hue est judoka, ceinture noire deuxième dan, champion de France académique 1963.

 

Sources

Robert Hue - Wikipédia

Avec Robert Hue, 51 ans, le PCF a troqué la révolution pour l'évolution. Mathieu Lindon, Libération du 22/09/1998,

Responsabilités au PCF

Secrétaire national : 1994-2001

Président du PCF : 2001-2003

Candidat aux élections présidentielles : 1995 ; 2002.

Mandats électifs

Maire de Montigny-lès-Cormeilles : 1986 - 2009 :

Conseiller régional d'Île-de-France : 1988 - 1998

Conseiller général du Val-d'Oise : 1992 - 1993

Député de la 5e circonscription du Val-d'Oise : 1997 - 2002

Député européen : 2000 - 2005

Sénateur : 2004 –2017                                                            

Publications

Communisme : la mutation, Stock, 1995,

Il faut qu'on se parle, Stock, 1997,

Communisme : un nouveau projet, Stock, 1999,

Qui êtes-vous ? Que proposez-vous ?, Édition de l'Archipel, 2001.,

Les partis vont mourir… et ils ne le savent pas !, Éditions de l'Archipel, 2014,

Laissez la place ! Pour une révolution progressiste, Ed. L'Alma, postface de Sébastien Nadot, 2016.

Honneurs

Chevalier de la Légion d'honneur nommé le 14 juillet 2019.