Les Ex-PCF

Le plus grand parti de France

Henry Torrès (né aux Andelys (Eure) le 17 octobre 1891 et mort à Paris le 4 janvier 1966), fils d’un haut fonctionnaire, suit des études de droit,

Son père ancien directeur général de la sûreté au ministère de l'intérieur, est engagé dans le camp républicain.

Avocat, journalste, député
Exclu en 1923

Après des études, il prend la direction d'un journal radical à Saint-Raphaël. Mobilisé en 1914, il est régulièrement envoyé au front, et gravement blessé lors de la bataille du chemin des dames, en octobre 1917. Il est alors réformé, et obtient la croix de guerre et la médaille militaire.

Pendant la guerre, il défend comme avocat des camarades de combat traduits devant le conseil de guerre.

Dès son retour à la vie civile, il devient un avocat engagé auprès des militants de l'extrême-gauche. Il défend ainsi l'anarchiste Fernand Desprès, puis en 1921 Boris Souvarine et Fernand Loriot. Et dans les années 1920, il défend de nombreux anarchistes.

En 1918, il est l’un des fondateurs de la Fédération ouvrière des mutilés et réformés de la guerre.

Il adhère à la SFIO dans les derniers mois de la guerre.

Il est candidat socialiste lors des élections législatives de 1919, dans les Bouches-du-Rhône, sans succès.

En 1920, il rejoint le Parti communiste lors du Congrès de Tours et devient journaliste à L'Humanité.

En octobre 1922, il est éliminé du comité de rédaction de l’Humanité. En janvier 1923, il est exclu du PCF en raison de son appartenance au Comité de défense communiste fondé par L.-O. Frossard. Il participe à la création du Parti communiste unitaire, devenu par la suite l'Union socialiste-communiste (USC), en 1923.

En 1924, il est candidat aux législatives pour l'USC, dans les Bouches-du-Rhône, mais n'est pas élu.

Il se présente, aux législatives de 1928 dans le Gard.

Au début 1929, il se présente à une élection législative partielle, dans le département de la Seine, avec le soutien des socialistes locaux, mais contre l'avis de la direction du parti. Ce qui lui vaut une exclusion de la SFIO. Il n'est pas élu.

Il n'a ensuite plus d'appartenance partisane, et c'est comme candidat indépendant de gauche qu'il se fait élire, en 1931, conseiller général des Alpes-Maritimes, dans le canton de Grasse. L'année suivante, il est élu député, dès le premier tour, dans la 4ème circonscription de ce département. Il siège alors sur les bancs de la gauche indépendante.

Candidat du front populaire à sa réélection en 1936, il est cependant battu par le candidat de droite Jean Hennessy.

Dès le début de la deuxième guerre mondiale, il cesse ses activités d'avocat et se met au service du gouvernement français et travaille au ministère de l'information.

Refusant l'armistice de Pétain, il se réfugie à l'étranger, et s'installe à New York, où il devient co-directeur avec Émile Buré, du journal gaulliste France-Amérique.

En 1945, il reprend son activité d'avocat.

Il fait partie durant un temps du bureau politique du Rassemblement du peuple français (RPF) fondé par le général de Gaulle. En 1948, il est élu sénateur de la Seine sous l'étiquette gaulliste.

Réélu en 1952, son mandat prend fin 1958 et il ne se représente pas. Il est alors brièvement président du conseil supérieur de la RTF.

En 1966, il s'oppose avec d'autres, dans les colonnes du Monde libertaire, à l'arrestation des républicains espagnols en exil.

Henry Torrès est le mentor de Robert Badinter aux débuts de la carrière d'avocat.

Il est par ailleurs l'auteur de deux pièces de théâtre.

Il se marie le 5 juin 1930 avec Suzanne Rosambert (résistante au sein du Groupe Rochambeau) et divorce en 1948.

 

Sources

Henry Torrès – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Michel Dreyfus, Nicole Racine

Henry Torrès - Wikipédia

Henry Torrès – Site du Sénat

Responsabilités électives

Député des Alpes Maritimes : 1er mai 1932 au 31 mai 1936 (Gauche indépendante)

Conseiller général de Menton (Alpes-Maritimes) : 25 octobre 1931 - ?,

Sénateur : 7 novembre 1948 – 8 juin 1958

Honneurs

Croix de guerre

Médaille militaire.

Ouvrages

Histoire d’un complot. Éd. Clarté, 1921,

Le Procès des pogromes, Éd. de France, 1928,

Le Procès du bonnet rouge, Paris-Editions, 1929,

La Machine infernale, 1942,

La France trahie, Pierre Laval, Brentano's, Montréal, 1943,

De Clemenceau à De Gaulle, Éd. mondiales/Del Duca, 1958,

Souvenir, souvenir, que me veux-tu ?, 1964.