Les Ex-PCF

Le plus grand parti de France

Régis Bergeron (né aux Ecrennes (Seine-et-Marne) le 13 avril 1923 et mort le 23 novembre 2007), fait deux années d'études juridiques à Paris, après son baccalauréat.

Son père est maréchal-ferrant.

En 1943, il refuse le STO, il rejoint les FTP. À la Libération, il fait partie du Comité départemental de libération de Seine-et-Marne.

Il adhère au Parti communiste français en 1944.

Patronné par Laurent Casanova, dont il est le secrétaire particulier, Bergeron commence une carrière de journaliste en 1946, à Ce soir. Il collabore ensuite à divers organes de la presse du PCF : Les Lettres françaises, et L'Humanité. A l’Humanité, il devient chef de la rubrique culturelle avant d'en être écarté à la suite de la publication d'une critique favorable à un livre de Claude Roy.

Il est membre du comité de rédaction de La Nouvelle Critique, puis devient journaliste à l'hebdomadaire France Nouvelle.

Il écrit dans France nouvelle, un article élogieux pour la Chine, à l’occasion du 14e anniversaire de la République populaire, deux ans après la rupture de fait du PCF avec le régime chinois, ce qui n’est pas sans provoquer quelques remous.

Il effectue un séjour en Chine de 1959 à 1961 (avec l’accord de la direction du PCF), au cours duquel il enseigne la littérature française à l'université de Pékin et se lie avec quelques personnalités, qui seront par la suite persécutées lors de la Révolution culturelle.

A son retour, en 1964, Bergeron est nommé rédacteur en chef de France Nouvelle.

Il crée à Paris la librairie Le Phénix qui importe des livres de Chine et diffuse de nombreux ouvrages consacrés à ce pays et à la langue chinoise. En 1980, Le Phénix est incendié par un mouvement d'extrême droite faisant deux blessés graves.

Avec Jacques Jurquet, inspecteur des impôts à Marseille, il fonde en février 1965, à Marseille, le journal l'Humanité nouvelle, dont il devient le rédacteur en chef. Toujours avec Jurquet, et avec M. Gilbert Mury, ancien secrétaire du Centre d'études et de recherches marxistes, il participe à la création, les 30 et 31 décembre 1967, du Parti communiste marxiste-léniniste de France (PCMLF). Interdit après mai 1968, le PCMLF fonctionne clandestinement puis éclate. Bergeron continue l’animation de sa librairie, Le Phénix, jusqu’en 1983.

Bergeron rompt logiquement avec le PCF en 1965. D’après l’Humanité, Bergeron aurait rejoint le PCF dans les années 1990 (Humanité du 28/11/2007)

Bergeron a publié plusieurs ouvrages consacrés à l'histoire du cinéma chinois.

 

Sources

Régis Bergeron - Wikipédia

Régis Bergeron – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Claude Pennetier,

Régis Bergeron – L’Humanité

Le Monde -  MM. Bergeron (fondateur du P.C.M.L.F.) et Nicolas Baby (C.A.L.) sont interpellés. 20/12/68

Responsabilités au PCF

Membre du secrétariat de la fédération communiste de Seine-et-Marne : 1946 - …

Rédacteur en chef de France Nouvelle : 1961- 1965

Publications

Révolution et expansion de la Chine, CAL, 1969,

Le Cinéma chinois 1905-1949, éditions Alfred Eibel, 1977,

Le Cinéma chinois 1949-1983 (en 3 volumes), L’Harmattan, 1983,

Le Cinéma chinois 1984-1997, Institut de l’Image, Aix-en-Provence, 1997,

Hier dans les yeux, Éditions des Écrivains, 2001,

Le bâton de vieillesse, Éditions des Écrivains, 2002.