Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

Roger Martelli (né en 1950), fait des études d’histoire et entre à l’Ecole normale supérieure, en 1969. Agrégé d’histoire, il enseigne au lycée Darius-Milhaud à Kremlin-Bicêtre (Val de Marne), puis au lycée Édouard-Branly à Nogent-sur-Marne (Val de Marne).

Membre du Comité central

Quitte le PCF en 2010

La direction du PCF, le nomme directeur des Cahiers d'histoire de l'Institut de recherches marxistes ; il produit ou pilote de nombreuses études et ouvrages qui prennent leur distance avec les versions officielles de l’Histoire du communisme. Il participe ainsi aux mutations de l'historiographie du communisme français.

Il est coprésident de la Fondation Copernic avec Anne Le Strat, jusqu'en 2009.

Martelli est aussi membre du conseil scientifique de la Fondation Gabriel-Péri.

En 1982, il entre au Comité central du Parti communiste, lors du 24e congrès ; il est réélu de façon continue jusqu’au 34eme Congrès en 2008, au cours duquel, en désaccord avec la direction, il affiche sa volonté de ne plus faire partie de cette instance.

En 2003, Martelli et quelques autres journalistes reprennent, sous la forme d’une scop,  le magazine Regards (relancé en 1995 par le PCF, avec la participation de Martelli) ; il en est le codirecteur de la rédaction, avec Clémentine Autain et Catherine Tricot, jusqu’au dépôt de bilan de Regards, en 2010.

A la veille du 35eme Congrès du PCF de juin 2010, Martelli annonce avec 200 autres communistes, qu’il quitte le parti. Parmi des 200 signataire, on note les noms de Pierre Zarka (ancien directeur de l’Humanité), Lucien Sève (philosophe), Patrick Braouezec (député de Seine Saint Denis), François Asensi (député de Seine Saint Denis), Jacqueline Fraysse (député des Hauts de Seine), Pierre Goldberg (maire de Montluçon), Patrick Jarry (maire du Mans). Martelli : «Il ne sert à rien de rester dans une structure, si l'on a la conviction que rien ne peut bouger sérieusement en son sein ; il ne sert à rien de partir, si l'on n'agit pas pour que du nouveau émerge qui assume, dans des conditions nouvelles, les fonctions de l'ancien. Le départ ne doit être rien d'autre que le signe d'une volonté de voir émerger du neuf.»

Bien avant de quitter le PCF, il est dès 1990, l’un des animateurs du courant «refondateur», avec Patrick Braouezec, Pierre Zarka, Lucien Sève. Il participe aux différentes tentatives de regroupement des forces issues de la dissidence communiste.

 

Sources

Roger Martelli - Wikipédia

L’Adieu au PCF de Roger Martelli - Mediapart – 27 mars 2010.

Responsabilités au PCF

Membre du Comité central (et Comité national) : 1982 – 2008.

Publicationsfut

Le Choc du 20 Congrès du PCUS : textes et documents, Roger Martelli (éd.), éd. sociales, Paris, 1982.

Communisme français : histoire sincère du PCF, 1920-1984, éd. sociales/Messidor, 1984.

Mai 68, Messidor, Paris, 1988.

Le rouge et le bleu : essai sur le communisme dans l'histoire française, éd. de l'Atelier, Paris, 1995.

Faut-il défendre la nation ?, La Dispute, Paris, 1998.

Le communisme, autrement, Syllepse, Paris, coll. « Utopie critique », 1998.

Communisme : pour une nouvelle fondation, Syllepse, Paris, coll. « Utopie critique », Paris, 1999.

Le communisme est un bon parti : dites-lui oui !, La Dispute, Paris, coll. « Comptoir de la politique », 2003.

1956 communiste : le glas d'une espérance, La Dispute, Paris, 2006.

L'Archipel communiste. Une histoire électorale du PCF, La Dispute/éd. Sociales, Paris, coll. « Histoire », 2009.

L'empreinte communiste. PCF et société française, 1920-2010, Éditions Sociales, Paris, 2010.

Pour en finir avec le totalitarisme, Éditions La ville brûle, Paris, 2012.

L'Occasion manquée. Été 1984, quand le PCF se referme, Les éditions Arcane 17, 2014.

L'identité, c'est la guerre, Les Liens qui libèrent, 2016.

Une dispute communiste : le comité central d'Argenteuil sur la culture, Éditions sociales, 2017.

1917-2017 Que reste-t-il de l'Octobre russe ?, Éditions du Croquant, 2017.