Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Issu d'une famille de tisserands stéphanois, Ferdinand Faure (né à Saint-Etienne (Loire) le 26 avril 1880, décédé à Saint Etienne le 22 mai 1963), après des études primaires, travaille comme employé de bureau. Il devient plus tard juriste et imprimeur.

Membre du Comité central

Exclu en 1923

En 1918, à son retour du front, Ferdinand Faure fonde, Le Peuple de la Loire.

Tête de liste du Bloc des gauches aux élections municipales de 1919 dans le canton Nord-Est de Saint-Étienne, Ferdinand Faure est élu au deuxième tour, et devient premier adjoint. Il a dans ses attributions la Bourse du Travail, les retraites ouvrières, le fonds de chômage, l’instruction publique, les cantines et patronages scolaires, l’orphelinat municipal.

En 1919, il est aussi élu conseiller général dans le canton Nord-Est de Saint-Étienne.

En 1919, il est désigné délégué permanent à la propagande du parti socialiste unifié.

Il vote pour l’adhésion sans réserve à l’Internationale et signe la motion Cachin-Frossard. Après un voyage à Moscou au cours de l’été 1920, il est envoyé comme délégué au Congrès de Tours, porteur des mandats unanimes de la fédération de la Loire pour l’adhésion à la IIIe Internationale ; il y intervient quatorze fois et préside la séance du samedi 25 après-midi, puis celle du 29 matin.

Le premier congrès du Parti communiste tenu à Marseille en décembre 1921, l’élit au Comité directeur. Il est aussi membre du Comité central de l’ARAC.

Le Comité directeur du PCF (SFIC) du 24 octobre 1922, le désigne comme délégué permanent à la propagande.

Il fait partie de la délégation du PCF au Quatrième Congrès de l'Internationale qui se tient à Moscou en novembre 1922. Ferdinand Faure, est le seul membre de la délégation française à s’opposer, à l’exclusion prononcée, «sous prétexte de franc-maçonnerie, de Ligue des droits de l’Homme, de collaboration à la presse « bourgeoise », ou d’attitude syndicale, contre des militants comme Ker, Daniel Renault, Ernest Lafont, Paul Louis, Madame Séverine, voire Frossard ».

De retour à Paris, il affirme devant le Comité directeur du 12 au 16 décembre son «hostilité très nette contre les décisions du IVe Congrès de l’Internationale», surtout pour la partie concernant la «résolution sur la question française».(1)

Suite à ses prises de position, le Comité directeur prononce son exclusion immédiate, en janvier 1923, ainsi que celle de Ernest Lafont (qui a signé avec Faure, un article contre l’Internationale dans Le Réveil de la Loire, organe de la fédération communiste de la Loire)

Aussitôt, Ferdinand Faure fonde, dans la Loire, une fédération du Parti socialiste communiste (PSC).

Candidat du Cartel des Forces de gauche, Ferdinand Faure est élu député de la Loire le 11 mai 1924. Il siège dans le groupe Union socialiste communiste.

A la Chambre, il est membre des commissions des mines et de l'hygiène. Il s'occupe surtout de législation du travail et de prévoyance sociale. Son activité est intense. Il multiplie les propositions de loi (en faveur des pensionnés de guerre, des mineurs retraités, des pupilles de la Nation, Etc..) et les demandes d'interpellation.

Après avoir démissionné du Parti socialiste communiste, Ferdinand Faure adhère en 1927, au Parti socialiste SFIO

En 1928, il est candidat aux élections législatives dans la première circonscription de Saint Etienne, mais arrivé en quatrième position, il se retire après le premier tour.

En 1934, il est battu aux élections cantonales.

Après la mort du maire de Saint Etienne, Louis Soulier, le 9 septembre 1939, Ferdinand Faure est élu maire.

Ferdinand Faure lance une « débolchevisation » symbolique consistant à débaptiser les rues ou les salles qui, à la faveur du Front populaire, avaient reçu les noms patronymiques de militants communistes. Il approuve, le 31 janvier 1940, la déchéance des conseillers municipaux communistes qui n’ont pas répudié publiquement «l’odieux pacte germano-russe».

Il est révoqué par le gouvernement de Vichy, en octobre 1940.

A la Libération, Ferdinand Faure est menacé d’être incarcéré par le Comité d’épuration de Saint-Étienne. Le Comité dut toutefois abandonner les poursuites devant l’opposition de la population.

D’autre part, il est réintégré par la section stéphanoise de la SFIO le 3 décembre 1944 et ce n’est qu’en septembre 1946 qu’une majorité au congrès de la SFIO, accepte sa réintégration au sein du parti.

Il ne revient pas en politique après la Libération.

 

Sources

Ferdinand Faure – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier – Jean Lorcin, Justinien Raymond

Ferdinand Faure - Wikipédia

Ferdinand Faure – Assemblée Nationale

Responsabilités au PCF

Membre du Comité directeur : 1921 - 1923

Mandats électifs :

Député de la Loire : 1924 – 1928 (Parti socialiste communiste)

Conseiller municipal : 1919 – 1940 (Adjoint au maire puis maire de septembre 1939 à octobre 1940)

Conseiller général : 1919 - 1922

 

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