Les Ex-PCF

Le plus grand parti de France


Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /web2/expcf/www/templates/dissidents_essai_03_3/functions.php on line 205

Camille Renault (né le 23 février 1873 à Paris) adhère à la Jeunesse internationaliste socialiste, en 1890.

Il est élu conseiller municipal du XIe arrondissement de Paris, en décembre 1919, en remplacement de Henri Ranvier décédé.

Après le Congrès de Tours (décembre 1920), il adhère au Parti communiste (SFIC).

Il est aisément réélu conseiller municipal en mai 1925 et en mai 1929.

Quelques mois après son élection, le 5 novembre 1929, sous le titre «La discipline du Parti et les élus», l’Humanité publie une déclaration du Bureau politique donnant comme tâche à la Conférence nationale de janvier, l’épuration de tous les éléments «opportunistes», «sociaux-démocrates», «confusionnistes», «paniquards », «freineurs» et le renforcement de la discipline à l’égard des élus. Renault s’oppose à cette déclaration du BP, avec cinq conseillers municipaux communistes de Paris (Louis Sellier, Louis Castellaz, Jean Garchery, Charles Joly, Louis Gélis), par une lettre datée du 6 novembre 1929. Ils refusent de se rendre à la conférence des élus municipaux de la région parisienne convoquée pour le 10 novembre.

Exclus, le 24 novembre 1929, «les Six» réagissent avec force, en faisant placarder une affiche intitulée : «Les élus communistes de Paris au Prolétariat» : « Derrière le triple écran de la Révolution russe, de l’Humanité et de la répression, une équipe de gamins, d’ambitieux et de résignés, manœuvrent des ouvriers sincères, poussent à l’abîme le Parti qui devait porter historiquement l’espoir de libération révolutionnaire du prolétariat».

« Les Six » fondent le Parti ouvrier paysan (POP) lors du congrès de Clichy du 22 décembre 1929. Un septième conseiller municipal parisien, François Salom, les rallie. L’année suivante, le 21 décembre 1930, le POP fusionne avec le Parti socialiste communiste de Paul Louis pour former le Parti d’unité prolétarienne (PUP) qui regroupe un nombre important d’élus.

Aux élections municipales de mai 1935, Renault avec l’étiquette PUP, est battu par le candidat du PCF, Léon Frot.

 

Sources

Camille Renault – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Justinien Raymond

Mandats électifs

Conseiller municipal de Paris : 1919 - 1935