Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

 Jacqueline Fraysse (née à Paris le 25 février 1947) suit les cours de la faculté de médecine de Paris, après des études primaires et secondaires à Nanterre. Elle y obtient son diplôme de docteur en médecine, avec une spécialité, la cardiologie.

Députée, Maire, Sénatrice

Départ en 2010

Elle travaille comme cardiologue à Nanterre puis poursuit sa carrière, au centre de santé municipal d'Argenteuil. Elle prend sa retraite à l'automne 2012.

Elle adhère au PCF l’année de son bac.

En 1971, elle est élue conseillère municipale communiste de Nanterre, et en 1976 conseillère générale des Hauts de Seine.

En 1978, elle est élue députée et réélue en 1981. Elle intervient au sein de la Commission des Affaires culturelles, familiales et sociales, sur les questions d'hygiène et de santé, sur les conditions de travail des femmes et sur l'emploi des jeunes ainsi que sur la situation des étrangers en France.

Elle est battue aux élections législatives de 1988.

Elle est devient sénatrice des Hauts-de-Seine en 1986 et est réélue en 1995. Inscrite au groupe communiste, elle participe aux travaux de la commission des lois puis à la commission des affaires sociales.

Le Conseil municipal du 26 mai 1988, l’élit maire de Nanterre (succédant ainsi à Yves Saudmond qui démissionne avant la fin de son mandat).

A la suite de son élection comme députée en juin 1997, elle abandonne son poste au Sénat. Elle est réélue députée, en 2002 puis en 2007.

Le 26 mars 2002, elle préside une réunion du conseil municipal de Nanterre au terme de laquelle, à 1 h 10 du matin, huit élus municipaux sont tués et dix-neuf autres personnes blessées (dont 14 grièvement) par Richard Durn. Elle regrette, pour le «deuil des familles des victimes», qu'au quai des Orfèvres, le lendemain, ce «déséquilibré» ait pu se suicider.

En octobre 2004, elle démissionne de son poste de maire de Nanterre et redevient simple conseillère municipale, tout en restant députée. Le conseil municipal élit Patrick Jarry pour lui succéder.

A la veille du conseil national du PCF, en mars 2010, avec Patrick Braouezec, François Asensi et Pierre Zarka, Jacqueline Fraysse signe un appel intitulé « Que faire? Autre chose? Autrement? » dénonçant notamment « un raidissement de la pratique démocratique du parti », « une logique de repli », « une incohérence dans ses choix stratégiques ». Le 8 juin 2010, elle signe avec Patrick Braouzec et François Assensi un point de vue dans le Monde expliquant les raisons de son départ du PCF [ 1 ]

Puis, à la veille du 35eme Congrès du PCF de juin 2010, Jacqueline Fraysse annonce avec 200 autres communistes, qu’elle quitte le PCF. Elle constate, avec les autres signataires  qu’après près de vingt années d’effort pour refonder la politique du PCF, en restant à l’intérieur, rien n’a été possible. Parmi des 200 signataires : Lucien Sève, Pierre Zarka, Roger Martelli, Patrick Braouezec, François Asensi, Patrick Jarry, Pierre Goldberg.

Jacqueline Fraysse situe son point de rupture à la présidentielle de 2007, lorsque le PCF a refusé de soutenir une candidature unique de la gauche radicale. « Je maintiens que la dynamique a été cassée par le Parti, c’est impardonnable de la part d’un parti révolutionnaire, pour recueillir au final 1,93 % des voix.» ; «J’ai vu là jusqu’où le Parti pouvait aller pour imposer sa candidate contre vents et marées. C’est là que je l’ai quitté, je ne l’ai pas fait publiquement. Je ne m’imaginais pas jusqu’à quel point il était capable de faire passer au second plan l’intérêt du mouvement populaire par rapport à sa structure.»

Elle rejoint les Communistes unitaires puis la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE).

Elle participe à la création, à Nanterre, de Gauche Citoyenne, un mouvement politique alternatif inspiré notamment de la construction « mouvementiste» des forums sociaux mondiaux.

En 2013, en même temps que la FASE, elle adhère à Ensemble !.

Elle est réélue députée le 17 juin 2012 et s’inscrit au groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) qui regroupe le parti communiste, le Front de gauche et des apparentés.

Elle ne se représente pas lors des législatives 2017.

En mai 1976, elle se marie avec Claude Gauché Cazalis, avec qui elle aura deux enfants. Son fils, Gilles Gauché-Cazalis, est également conseiller municipal de Nanterre de 2008 à 2014

 

Sources

Jacqueline Fraysse - Wikipédia

Mandats électifs

Député : 1978 – 1981 ; 1981 - 1986 ; 1997 - 2002 ; 2002 - 2007 ; 2007 - 2012 ; 2012 - 2017

Sénateur : 1986 – 1995 ; 1995 - 1997

Conseiller municipal puis Maire : 1971 – 1988 ; mai 1988 – octobre 2004 (maire) ; octobre 2004 – Mars 2014 (conseiller municipal).

Conseiller général : 1976 - 1982

Honneurs

Chevalière de la Légion d’honneur

Maire honoraire de la ville de Nanterre (2014)