Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Marcel Dufriche (né à Monaco le 16 octobre 1911, mort à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 9 mai 2001), fils du chef jardinier au Palais princier, suit sa scolarité chez les Frères des écoles chrétiennes, à Monaco puis à Bordighera (Italie).

Maire, Membre CC

Départ en 1997

Muni de son baccalauréat, Dufriche travaille comme contrôleur des Douanes de 1929 à 1932. Après son service militaire, il est affecté au service des douanes de Givet (Ardennes). Il devient secrétaire de la section des Douanes sédentaires CGT de Charleville.

Il adhère au Parti communiste en février 1934.

Muté à Rouen, il préside en 1935 le Front populaire de cette ville.

En 1936, il devient secrétaire permanent de l’Union locale des syndicats de Dieppe, détaché de l’administration des Douanes. Son action pendant la grève générale du 30 novembre 1938, lui vaut une condamnation à trois mois de prison pour entrave à la liberté du travail et sa révocation de l’administration. Il est réintégré dans les Douanes en avril 1939.

Mobilisé en septembre 1939, un conseil de guerre le condamne, en décembre 1939, à six mois de prison pour reconstitution (à l’occasion d’une permission) du PC à Dieppe. Il est à nouveau révoqué de l’administration. Fait prisonnier à Boulogne-sur-Mer, en mai 1940, Dufriche est envoyé au Stalag VIII C, en Allemagne, et s’évade en se faisant passer pour infirmier (mars 1941).

De retour en France, il devient l’un des responsables des FTP de Normandie. Ensuite, il est tour à tour responsable régional dans la Somme, puis responsable interrégional en Champagne-Bourgogne (Aube, Marne, Côte-d’Or, Yonne, Saône-et-Loire). En octobre 1943, il est nommé responsable interrégional de Bretagne. Dufriche est arrêté par la Gestapo, à Rennes en février 1944, torturé, condamné à mort. Sa peine est commuée en déportation. Il s’évade du train qui l’emmène en Allemagne, le 29 juin 1944. Son rôle pendant l’Occupation lui vaut la médaille de la Résistance.

Après la Libération, il est secrétaire de Benoît Frachon d’octobre 1944 à 1950.

En 1947, il est élu conseiller municipal du Perreux-sur-Marne où il habite (1947-1959).

Lors de la scission syndical de 1947, il est nommé secrétaire des Douanes sédentaires CGT et participe à la direction de la Fédération des Finances. À partir de 1950 et jusqu’en 1965, il siége à la Commission administrative de la CGT.

En 1953, il est l’un des militants poursuivis pour leur action contre la guerre du Vietnam. Mais se trouvant alors en Autriche comme délégué à une conférence de la jeunesse, il échappe à l’arrestation. Jusqu’en décembre, il travaille en Hongrie en liaison avec la Fédération syndicale mondiale (FSM).

Rentré en France en décembre 1953, il est arrêté le 16 janvier 1954 mais libéré le 21. Cette affaire et celle où il fut impliqué plus tard pour sa lutte contre la guerre d’Algérie, se terminent par un non-lieu, grâce auquel il est réintégré dans l’Administration qui l’a révoqué une fois de plus en avril 1953.

Lors du XIIe Congrès de Gennevilliers (1950), Dufriche est élu membre suppléant du Comité central du PCF, et titularisé par le XIVe congrès (1956).

Habitant Montreuil depuis 1957, il entre au conseil municipal de cette ville en 1959. Premier adjoint en 1965, il abandonne ses responsabilités au Comité central (1964) et à la CGT. Après l’hémiplégie qui frappe le maire de Montreuil, André Grégoire, Dufriche assure l’intérim. Il est élu maire de Montreuil en 1971, réélu en 1977 et 1983

Le 18 mars 1984, Dufriche donne sa démission de maire «pour raisons de santé» et «pour qu’un homme plus jeune prenne la relève», en l’occurrence son premier adjoint depuis 1977, Jean-Pierre Brard.

Durant l’été 1988, il fait partie du groupe de travail qui, s’appuyant sur le Manifeste des Reconstructeurs, rédige la brochure Qu’est-ce qu’un parti révolutionnaire dans la France de notre temps ? (Initiative pour la reconstruction communiste, Paris, octobre 1988). En janvier 1989, tout en restant dans le PCF, il participe à la création de l’Association de Recherche et d’Initiatives pour l’Autogestion et le Socialisme (ARIAS) dont il sera président.

Il ne reprend pas sa carte du PCF, en 1997.

Il préside la Société pour l'Histoire vivante et le Musée de l'Histoire vivante (installé à Montreuil) jusqu'à sa mort.

Décédé le 8 mai 2001, il a fait don de son corps à la science.

 

Sources

Marcel Dufriche – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Caude Willard

Marcel Dufriche – Wikipédia

Marcel Dufriche est mort, L’Humanité, 11 Mai, 2001

Responsabilités au PCF

Membre du Comité central : 1950 - 1964

Mandats électifs

Conseiller municipal de Perreux-sur-Marne : 1949 – 1959

Conseiller municipal et maire de Montreuil : 1959 - 1984

Honneurs

Médaille de la Résistance

Chevalier de la Légion d’honneur (1984)

Maire honoraire de Montreuil

Liens

Les 4 vérités : Marcel Dufriche, Ina, 27/12/1989