Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

Guy Gibout (né à Ascq (Nord) le 26 juin 1933, mort à Paris le 23 novembre 2009), titulaire du brevet élémentaire et d’un CAP de tourneur, commence à travailler, à dix-sept ans dans une usine de roulement à billes située à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne).

Maire de Joinville le Pont

Quitte le PCF en 2000

C’est dans cette même usine qu’il adhère au Parti communiste, en 1954.

Appelé la même année pour le service militaire, il sert durant vingt-quatre mois comme sergent infirmier dans l’aviation. Plus tard, pendant la guerre d’Algérie, il assure la rédaction du journal clandestin Soldats de France.

À son retour, il repend ses activités militantes à Champigny-sur-Marne où il est élu conseiller municipal de 1959 à 1965. Militant des Jeunesses communistes (UJCF) à partir de 1961, responsable pour la ville de Champigny, il est invité au bureau de la fédération Seine-Sud. En 1961, il suit les cours d’une école centrale d’un mois.

En 1962, il devint secrétaire permanent de la fédération UJCF de Seine-Sud et intègre à ce titre le comité fédéral du PCF. Muté à Créteil, à partir de 1964, il intègre le bureau de la fédération PCF de Seine-Sud en 1965, responsable de la diffusion de l’Humanité puis des cadres, jusqu’en 1967.

Il est conseiller municipal de Champigny-sur-Marne de 1959 à 1965.

Elève de l’école centrale de quatre mois du PCF entre mars et juillet 1966, il est également instructeur durant six mois.

En juin 1967, il accepte de travailler dans l’administration du journal l’Humanité et il y reste jusqu’en 1975. Il est notamment responsable des ventes et de la Cité internationale de la Fête de l’Humanité.

En 1975, Gibout est rappelé par sa fédération pour assurer les fonctions de rédacteur en chef du Réveil du Val-de-Marne et des Nouvelles du Val-de-Marne, organes locaux du PCF. Après la disparition de ces journaux, il revient à l’Humanité, comme journaliste.

Il est membre du comité fédéral du Val-de-Marne.

Aux élections municipales de 1977, Gibout gagne la mairie de Joinville-le-Pont, à la tête d’une liste comprenant des membres du PCF, du Parti socialiste, du PSU et du Mouvement des radicaux de gauche. Il est réélu lors d’une élection partielle, en 1978, puis battu en 1983. Gibout siège alors comme conseiller municipal d’opposition, jusqu’en 2001.

C’est sous son mandat qu’est aménagés l’Île Fanac. On lui doit aussi l’école de musique, la construction du gymnase Lecuirot, de la bibliothèque pour enfants, du centre social de la cité Égalité.

En 1979, il est élu à la commission de contrôle financier de la fédération du Val-de-Marne, réélu jusqu’en 1990, puis élu au comité fédéral jusqu’en 1994.

En février 1996, il participe à la publication d’un journal d’opposition à la ligne du Parti communiste, Dialogues, qui se transforme en Échanges, puis devint en 2000 Combat communiste.

Le 29 novembre 2000, dans une lettre à Robert Hue, secrétaire national du PCF, il annonce sa démission du parti communiste. Dans un texte publié par le quotidien Le Parisien, il explique cette décision par ses «désaccords avec la mutation du PC telle qu'elle se fait maintenant et avec la liquidation de l'Humanité, en tant que journal du parti.»

En 2000, il créé avec Guy Virgile Martin, Guy Poussy, Guy Perlican (les «quatre Guy ») et Gilberto Boni, l’association Reconstruire le Parti Communiste Français (RPCF) qui se veut «une voix de la résistance aux compromissions du PCF vers une dérive social-démocrate».

Gibout, ceinture noire, est Médaillé de la fédération de judo.

Il est proche de Georges Marchais avec qui il pratique le vélo.

Marié le 6 décembre 1952 à Suzanne Gast, il divorce en mai 1977.

 

Sources

Guy Gibout – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Paul Boulland, Claude Pennetier

Guy Gibout - Wikipédia

Guy Gibout, ancien journaliste, ancien communiste, Le Monde, Francis Gouge, 26.12.2009.

Responsabilités au PCF

Membre du Comité et du Bureau fédéral : 1962 - 1994

Mandats électifs

Conseiller municipal de Champigny-sur-Marne : 1959 - 1965

Maire Joinville le Pont : 1977 - 1983

Honneurs

Maire honoraire de Joinville le Pont, en 2004.

Médaillé de la fédération de judo