Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

Fils de viticulteurs, lui-même viticulteur, Eugène Jardon (né le 27 juin 1895 à Domérat (Allier) et mort le 21 juillet 1977 à Domérat) participe à la Première Guerre mondiale et combat à Verdun, puis dans l'aviation (en compagnie d'Yvon Delbos, futur ministre radical).

Député

Démissionne en 1939

Il s’engage en politique au travers de la défense du monde paysan.

Il adhère au Parti communiste et est élu maire de sa commune en 1929, puis réélu en 1935.

En 1930, il fonde l'Union départementale de la Confédération générale des paysans travailleurs (CGPT, syndicat proche des communistes).

Candidat au Conseil général dans le canton de Montluçon-Ouest en 1935 et dans le canton d'Huriel en 1937, il n’est pas élu. Il se présente aussi aux élections législatives de 1936 dans la 2e circonscription de Montluçon, où il est battu par Marx Dormoy. Mais il est élu le 30 avril 1939 lors d'une élection partielle, consécutive la démission de Marx Dormoy et l’élection de celui-ci au Sénat.

Membre de la commission de l'agriculture, il dépose une proposition de résolution tendant à inviter le gouvernement à faire surseoir aux saisies et expulsions des fermiers et métayers tant que ne sont pas votées définitivement - et devenues applicables - les lois sur la propriété culturelle et sur le statut du métayage.

Le 26 septembre 1939, le Parti communiste est interdit, et le 29 septembre est créé le Groupe Ouvrier et Paysan français (GOPF) composé de 43 députés communistes. Jardon signe l’adhésion au GOPF.

Impliqué comme la plupart des députés communistes membres du GOPF, dans l’enquête relative à la « Lettre au président Herriot », il est arrêté le 9 octobre à 6 h du matin par deux inspecteurs de police et transféré à Paris. Jardon se désolidarise du PCF au cours de l'instruction en désapprouvant devant le magistrat instructeur, les termes de la Lettre envoyée au président Herriot et en démissionnant du GOPF. Il est libéré en octobre 1939.

Jardon bénéficie d'un non-lieu en 1940.

En désaccord avec son parti suite à l’annonce du Pacte germano-soviétique, il rejoint l'Union populaire française (UPF).

Libéré, il retourne à la Chambre des députés. Et le 10 juillet 1940, il fait partie des 80 parlementaires qui votent contre les pleins pouvoirs à Pétain. Il est dès lors surveillé par le régime de Vichy, qui mute son épouse, Suzanne Brochard, institutrice à Domérat, dans une autre commune.

Marcel Gitton dirigeant du POPF, utilise abusivement la signature de Jardon pour la « Lettre ouverte aux ouvriers communistes » publiée en septembre 1941

Pendant la guerre, Jardon ravitaille les résistants locaux en vins et en fruits. En 1943, son domicile est perquisitionné par la Gestapo, qui ne trouve aucun indice compromettant. Il passe l’essentiel de la guerre à attendre de voir comment les évènements tournent.

Membre honoraire du parlement après la Libération, il se retire de la vie politique. Il est cependant candidat isolé aux élections sénatoriales de 1955 (20 puis 4 voix aux deux tours).

Marié le 17 mai 1933 à Domérat avec Suzanne Brochard, il a un enfant, Jean, né le 15 octobre 1935.

Sources

Eugène Jardon – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier – Guillaume Bougeois

Eugène Jardon – Wikipedia

Eugène Jardon – Assemblée Nationale

Mandats électifs

Maire de Domerat : 1929  - 1940

Député de l’Aisne :

1939 – 1939 Groupe Communiste

1940 – 1942 Union populaire française