Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

Fils d’un charpentier, Maurice Michard (né à Estivareilles (Allier) le 14 octobre 1896, mort le 30 mars 1969) est lui-même charpentier puis charron à la Compagnie du gaz à Clichy (Hauts de Seine).

Il est un ancien combattant de la Première Guerre.

Le 5 mai 1929, il est élu conseiller municipal communiste de Clichy, sur la liste de Charles Auffray.

Lors de ces élections municipales de 1929, la direction de la région parisienne du PCF  impose au maire sortant Charles Auffray, la présence de Paul Négrin, employé à la Banque ouvrière et paysanne, comme adjoint. Celui-ci, partisan résolu de l’ultra-gauche, demande l’épuration complète de la municipalité et se heurte vivement au premier adjoint, Maurice Naile. Auffray prend prétexte du renvoi de Négrin de la Banque ouvrière et paysanne pour l’expulser de la mairie, avec l’approbation de la majorité du conseil municipal. En réaction, le 1er octobre 1929, le PCF prononce l’exclusion de Auffray et des membres de la municipalité.

Michard est ainsi exclu du Parti communiste, en même temps que le maire de Clichy et les autres membres communistes du conseil municipal.

Il adhère au Parti ouvrier et paysan (POP) créé par Charles Auffray le 22 décembre 1929, parti qui devient le 21 décembre 1930, le Parti d’unité prolétarienne (PUP).

Il est réélu conseiller municipal, le 12 mai 1935, sur la liste du PUP.

En 1937, Michard rejoint le Parti socialiste SFIO avec l’ensemble du PUP.

Marié en 1921 et 1943 à Clichy, il y meurt.

Sources

Maurice Michard – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Claude Pennetier