Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Né dans une famille d’ouvriers et de marins (père maçon, mère femme de ménage), Marcel Brout (né à Trouville-sur-Mer (Calvados) le 23 mars 1887, mort à Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime) le 24 mai 1957) entre dans une entreprise à quinze ans, fait son Tour de France et devint ouvrier cimentier-briqueteur.

Député

Départ en 1939

En 1906, il adhère à la CGT et participe à la constitution du syndicat du Bâtiment de Trouville. En 1907 et en 1910, il prend une part active aux mouvements revendicatifs du Havre et de Trouville. De 1911 à 1913, il milite surtout dans la région parisienne où il anime de nombreuses grèves, en particulier à Saint-Germain où il assure les fonctions de secrétaire du comité intersyndical. En 1913, il donne son adhésion au Parti socialiste (SFIO).

Réformé pour maladie grave, il travaille, de 1914 à 1918, à la Société des Becs Auer à Paris puis, en 1919, il entre au Réseau des chemins de fer de l’Etat. Très actif pendant les grèves de cheminots, en février et mai 1920, il est révoqué.

Favorable à la Révolution russe et à l’adhésion à la IIIe Internationale, il suit la majorité à l’issue du Congrès de Tours, en 1920. Membre de la direction de la Fédération communiste de Seine-et-Oise, il est élu membre titulaire du comité central du PCF au congrès de Lyon, en janvier 1924. Il n’est pas réélu lors du congrès de 1925 et se consacre essentiellement au mouvement syndical.

Elu en novembre 1923, à la commission exécutive de la CGTU lors du congrès de Bourges, il devient, en février 1924, secrétaire de l’Union départementale des syndicats unitaires de Seine et de Seine-et-Oise. En octobre 1924, il entre à la commission exécutive de la Fédération unitaire du Bâtiment. Secrétaire de l’Union des syndicats ouvriers de la Région parisienne après le congrès de fusion, en février 1925, il est réélu à la commission exécutive de la CGTU en 1925, 1927, 1929 et 1933. Désigné en septembre 1925 comme secrétaire de la Fédération unitaire du Bâtiment, il occupe cette fonction jusqu’en 1936 de même que celle de responsable de l’Union des syndicats de la Région parisienne où il représente les syndicats du Bâtiment.

Marcel Brout milite également au plan international. En décembre 1926, il est élu membre du Comité directeur du comité international de propagande et d’action du Bâtiment (CIPA), lors de la conférence de Hambourg. En novembre 1927, il représenta la CGTU lors du 10e anniversaire de la Révolution, à Moscou. En septembre 1931 et juillet 1932, il représente la Fédération unitaire du Bâtiment, à Berlin, lors des conférences du CIPA. Il participe, en août 1932, au congrès mondial contre la guerre et le fascisme, à Amsterdam. Lors du congrès européen contre le fascisme qui se tint salle Pleyel, en 1933, il devint membre du comité national de lutte contre la guerre et le fascisme.

Parallèlement à ses multiples activités et fonctions, Marcel Brout est désigné par le PCF pour être candidat à des élections municipales (à Saint-Germain-en-Laye en 1929, à Belleville en 1935) ou cantonales (Chevreuse en 1922) mais il n’est pas élu.

Il est élu député communiste de la première circonscription du XXe arrondissement de Paris, en mai 1936. Brout ne renonce pas pour autant à ses fonctions syndicales. En mars 1936, au congrès de Toulouse, il est élu membre de la CA de la CGT et, en septembre, il devint président de la Fédération réunifiée du Bâtiment.

À la Chambre des députés, Brout est vice-président de la commission d’Assurances sociales.

De 1936 à 1940, Marcel Brout est membre du Conseil national économique en tant que secrétaire général de la Fédération nationale des travailleurs du Bâtiment, du Bois, des Travaux publics et des matériaux de construction.

Dès l’annonce du Pacte germano-soviétique, Brout manifeste son désaccord puis démissionne du PCF fin septembre. Il demeure président et secrétaire de la Fédération du Bâtiment. En décembre 1939, il fonde le groupe parlementaire de l’Union populaire française avec Capron, Fourrier, Loubradou et Nicod. Vingt-et-un anciens dirigeants communistes, dont douze députés, signent le texte intitulé «A tous les travailleurs, à l’opinion publique. Pourquoi nous avons démissionné du Parti communiste».

Marcel Brout n’est pas présent à Vichy, le 10 juillet 1940, lors du vote des pouvoirs constituants au Maréchal Pétain. Il se trouve alors à Alger d’où, avec d’autres parlementaires, il envoie un télégramme protestant contre leur impossibilité de rentrer en France. Il est arrêté en 1940 et libéré vers mai 1941. Son nom figure sur la liste des signataires de la première (6 septembre 1941) et deuxième (postérieure au 28 avril 1942) « lettre ouverte » aux ouvriers communistes du Parti ouvrier et paysan français (POPF) fondé par Marcel Gitton. Il fait partie d’une délégation reçue par Pierre Laval le 16 juin 1942 et entre à la sous-commission Information et Main-d’œuvre en août 1942.

À la Libération, la presse communiste du XXe arrondissement publie des articles contre l’ancien député communiste, affirmant en particulier qu’il était «dans les pattes d’une femme policière, provocatrice» (L’Eveil du XXe, 4 février 1945). Brout se cache alors pour éviter les rigueurs de l’épuration. Il se présente par la suite à la justice et est condamné à cinq ans de dégradation nationale par la chambre civique de la Seine (avril 1948).

Marié une première fois, le 6 septembre 1924 à Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise), il épouse en secondes noces Marie-Jeanne Martin le 18 avril 1956 à Saint-Étienne-de-Rouvray (Seine-Maritime).

Sources

Marcel Brout - Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Claude Pennetier, Jean-Luc Pinol

Marcel Brout  - Wikipedia

Marcel Brout – Base données Assemblée Nationale

Responsabilités au PCF

Membre du Comité Central : 1924 - 1925

Mandats électifs

Député :

1936 – 1939 (Parti Communiste)

1940 – 1942 (Union Populaire Française)

Publications

Pour une France prospère, recueil commenté des projets de lois communistes, 1932-1936, Paris, 1936.