Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Fils d’un ouvrier faïencier, Marcel Capron (né à Montereau-Fault-Yonne (Seine-et-Marne) le 24 mars 1896, mort à Fréjus (Var) le 28 septembre 1982) adhère au syndicat des Métaux en 1912.

 Député

Départ en 1939

En 1927, il devient secrétaire du comité intersyndical unitaire d’Alfortville-Saint-Maurice-Charenton et responsable de la section du PCF. Il siége à la commission administrative de l’Humanité en 1930.

Capron a la réputation d’avoir  manifesté son esprit critique et son indépendance à plusieurs reprises, en particulier face à la politique dite « classe contre classe » au début des années 1930.

En 1929, aux élections municipales, la liste communiste dirigée par Marcel Capron est élue. Il devient maire d’Alfortville. Après la démission des neuf élus socialistes SFIO le 9 avril 1931, onze communistes entrent au conseil municipal le 19 avril 1931. Capron est réélu maire aux élections de mai 1935.

Il est nommé en 1929, trésorier de l’Association des municipalités ouvrières de la région parisienne, puis membre du bureau de l’Union des municipalités ouvrières et paysannes et de l’Association d’études et d’informations municipales.

Le Parti communiste le charge de diverses missions de propagande, en particulier en 1934 à Miramas (Bouches-du-Rhône), où avec son concours, les communistes obtiennent la majorité au conseil municipal lors d’une élection complémentaire.

Candidat aux élections législatives des 1er et 8 mai 1932, il conquiert le siège de député.

Aux élections législatives d’avril 1936, il est réélu dès le premier tour (45,9 %). Marcel Capron dépose de nombreuses propositions de loi en faveur des Vieux travailleurs (elles sont à l’origine de l’actuel système de retraite des vieux travailleurs), sur les HBM, les personnels communaux, les grands travaux, la scolarisation prolongée.

Le 26 septembre 39, après l’annonce du Pacte germano-soviétique, le Parti communiste est dissous. Et le 28 septembre, le Groupe ouvrier et paysan français (GOPF) est créé à l’Assemblée nationale afin de permettre aux députés communistes de maintenir leur activité parlementaire et Capron en fait partie.

Hostile au Pacte germano-soviétique, il se tait. Et ne condamne pas immédiatement la lettre au président Herriot du 1er octobre 1939 dans laquelle les députés communistes demandent l'organisation d'une délibération du Parlement sur "les propositions de paix qui vont être faites à la France" grâce "aux initiatives diplomatiques de l'URSS". Il change de position, une semaine plus tard après l’annonce de la désertion de Maurice Thorez et le départ de Jacques Duclos. Il rend publique, le 12 octobre, sa démission du Groupe ouvrier et paysan français (GOPF).

Il est emprisonné comme d'autres élus en octobre 1939 pendant une dizaine de jours. Suspendu de ses fonctions de maire, le gouvernement de Vichy le rétablira dans son poste en mai 1941.

Le 8 décembre naît le groupe parlementaire de l’Union populaire française (UPF) avec cinq députés : René Nicod (président), Marcel Capron (secrétaire), Marcel Brout, Jules Fourrier, Paul Loubradou.  Huit autres députés rejoignent le groupe : Gustave Saussot, Fernand Valat, Gilbert Declercq, Lucien Raux, Eugène Jardon, Sulpice Dewez, Émile Fouchard et Armand Pillot.

En février 1940, c’est Marcel Capron qui rédige l’appel « À tous les travailleurs, à l’opinion publique » qui explique en huit pages les raisons de la rupture avec le Parti communiste. En plus des députés de l’UPF, les signataires sont Marcel Gitton (député de la Seine), Jean-Marie Clamamus (sénateur de la Seine), Léon Piginnier (député de la Seine),  et quatre conseillers généraux.  

Marcel Capron s’associe avec Marcel Gitton pour créer le Parti ouvrier et paysan français (POPF). Le POPF prend contact avec les militants emprisonnés ou internés, qui semblent en désaccord avec le Parti, en leur faisant comprendre qu’un désaveu public de la politique du PCF permettrait aux animateurs du POPF d’intervenir auprès des autorités pour demander leur libération.

Le 10 juillet 1940 à Vichy, Marcel Capron mène campagne auprès des députés démissionnaires du Parti communiste pour qu’ils accordent les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.

Après l’assassinat de Marcel Gitton en septembre 1941, Marcel Capron devient secrétaire général du Parti. À ce titre il prépare la Deuxième « lettre ouverte » aux ouvriers communistes qui fut publiée à la fin du printemps 1942, peu après les attentats ratés contre lui-même (le 10 avril 1942) et Jean-Marie Clamamus (28 avril 1942). Cette brochure donne la liste d’un «Comité central» du Parti ouvrier et paysan français comprenant vingt noms d’anciens communistes : Marcel Capron, Jean-Marie Clamamus, Marcel Brout, André Parsal, Fernand Valat, Albert Vassart, Armand Pillot, Camille Frey, Charles Bourneton, Léon Piginnier, Louis Berrar, Charles Rigaud, Marcel Lambry, Charles Delval, Jean Ambrogelly, Élie Bruneau, Raymond Wecksteen, Lucien Chapelain, Robert Gagnaire et Jean Palauqui. Suivent cinquante-trois noms de « militants connus et éprouvés (qui) ont fait connaître leur approbation du texte de cette brochure ». Or, ces communistes en désaccord avec la politique du PCF à l’automne 1939 n’ont, semble-t-il, pas été consultés : beaucoup ont rompu avec Marcel Capron et Marcel Gitton et certains sont entrés dans la Résistance.

Marcel Capron est arrêté le 12 septembre 1944 à Paris, emprisonné pendant treize mois à Drancy (Seine-Saint-Denis) puis à la Santé. Il sort de prison le 22 juillet 1946.

En avril 1948, la Chambre civique le condamne à la dégradation nationale à vie et à la confiscation de ses biens ; il bénéficie de l’amnistie d’août 1953.

Il est, au début des années 1950, gérant d’une parfumerie.

Il dirige la Confédération générale des syndicats indépendants avec Sulpice Dewez et André Parsal jusqu’en 1955.

Retiré dans le Midi, il vit ensuite des revenus d’un petit hôtel en  gérance.

Retraité, il meurt à Fréjus..

Marié, divorcé puis remarié, Marcel Capron est le père d’une fille née en 1921.

Sources

Marcel Capron – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Jean Maitron, Claude Pennetier

Marcel Capron - Wikipedia

Marcel Capron – Assemblée Nationale

Mandats électifs

Député :

1936 – 1939 Parti communiste

1940 – 1942 Union Populaire française

Maire de Alforville

1932 – 1942 Parti communiste puis POPF