Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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 Fils d’instituteurs, Félix Damette (né à Auchel (Pas-de-Calais) le 2 juin 1936) réussi le CAPES de géographie et enseigne au lycée de Calais. Il obtient l’agrégation de géographie, en 1963.

Photo source Maitron

Membre du Comité central

Départ en 1991

Damette devient assistant puis maître-assistant à l’Institut de géographie de l’Université de Paris I.

Il adhère au Parti communiste français, en 1954.

Son militantisme se concentre sur la région parisienne et dans les secteurs proches de la direction du PCF. Secrétaire de la cellule communiste de l’Institut de Géographie pendant une vingtaine d’années, membre du comité et du bureau de la section Laplace, il est aussi membre de la section économique du PCF et membre du comité de rédaction de la revue Économie et Politique. Spécialiste de géographie urbaine, il intervient sur les questions de développement économique et d’aménagement du territoire. Damette écrit aussi dans L’Élu d’aujourd’hui.

Il devient membre du comité central du PCF en 1976.

Il participe à de nombreuses études dans le cadre du PCF. Il est particulièrement actif lors de la réflexion sur l’autogestion et ses rapports avec la ligne politique du PCF.

Damette est élu au Parlement européen, en 1979. Pendant son mandat, il siége successivement dans les commissions de la politique régionale et de l’aménagement du territoire, de l’énergie et de la recherche, des affaires sociales et de l’emploi et, à la fin de son mandat, participe à la délégation pour les relations avec le Japon.

La direction du PCF ne le présente pas pour les élections européennes de 1984.

Lors de la réunion du Comité central, les 17-19 septembre 1984, il vote contre le rapport de Georges Marchais. Puis, lors du Comté central du 19 octobre 1984, il s’abstient sur le projet de résolution préparatoire au XXVe congrès. Au XXVe congrès du PCF, les 6-10 février 1985, il conteste la ligne de la direction qu’il considère comme menant à l’affaiblissement du PCF.

Il semble être en désaccord avec la sortie du gouvernement des ministres communistes.

Le 10 février 1985, il est présent dans la liste des candidats au Comité Central, malgré les votes hostiles de plusieurs centaines d’adhérents. Il est élu. Dans les réunions qui suivent, il est souvent isolé

Lors du Comité central, le 14 octobre 1987, Damette refuse de prendre part au vote de la motion demandant l’exclusion de Pierre Juquin (qui a annoncé le 12 octobre, sa candidature à la Présidentielle).

Lors du 26e congrès à la fin 1987, il n’est pas réélu au Comité central. Il appelle cependant à voter André Lajoinie à la présidence de la République, comme Claude Poperen et Marcel Rigout.

Le 17 mai 1988, Damette signe avec 54 communistes, un manifeste pour la reconstruction du PCF, estimant « le Parti en danger », ce qui exige « un effort de reconstruction conduit par tous les militants » pour « un fonctionnement nouveau, pour un centralisme démocratique digne de ce nom ».

Dans la tribune de discussion ouverte dans l’Humanité au moment de la préparation du congrès, le 5 novembre 1990, il signe une contribution critique sous le titre «La démocratie : du discours à la pratique». Elle se termine ainsi «Nous sommes parvenus à un état de marasme généralisé dont on ne sortira pas avec des formules lénifiantes et des astuces procédurières. Ce qui fut le grand Parti communiste français sombre dans l’indifférence et parfois le ridicule.»

En 1991, Damette ne reprend pas sa carte à la cellule de l’Institut de géographie. Il milite  aussi bien avec les mouvements issus des «Reconstructeurs» comme «Alternative, démocratie, socialisme» puis la «Convention pour une alternative progressive».

Il écrit avec Michel Rocard La nation, l’Europe, le monde en 1995.

Damette n’a jamais cessé de travailler et de publier, faisant alterner des écrits théoriques utilisables ou commandés par le PCF. Après son départ du PCF, ses travaux se situent exclusivement dans la réflexion universitaire à portée politique sur l’aménagement du territoire, souvent en rapport avec la Délégation de l’aménagement du territoire et de l’action régionale, au sein de l’équipe du CNRS Strates. Devenu professeur de géographie à l’Université de Paris I, ses approches font autorité. Dans les débats entre spécialistes, il se situe plutôt parmi les partisans de l’analyse fonctionnelle des villes débouchant sur la définition de l’espace urbain dans le cadre de l’aménagement d’un territoire humain.

Damette se marie en septembre 1963, avec un professeur devenu principal d’un collège d’enseignement secondaire à Montreuil.

 

Sources

Félix Damette – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Jacques Girault, Claude Pennetier

Félix Damette – Wikipédia

Mandats électifs

Député européen : 1979-1984

Responsabilités au PCF

Membre du Comité Central : 1976 - 1987

Publications

Le territoire français, son aménagement, Éditions sociales, 1969

Corse, les raisons de la colère, perspectives démocratiques, Collection d’Economie et Politique, 1975.

Pour une stratégie autogestionnaire, Entretien avec Gilbert Wasserman, Éditions sociales, 1979 ;

La France en villes, Paris, La Documentation française, 1994 ;

Le territoire français, permanences et mutations, avec Jacques Scheibling, Paris, Hachette, coll. Carré Géographie, 1995;

La nation, l'Europe, le monde, avec Aline Archimbaud et Michel Rocard, éd. de l'Atelier, coll. Perspectives, 1995

La nation, l’Europe, le monde, avec Aline Archimbaud et Michel Rocard, Éditions de l’Atelier, coll. Perspectives, 1995 ;

Le territoire français. Permanences et mutations, avec Jacques Scheibling, Hachette, Carré Géographie, 1995