Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

Fils d’un boucher qui exerce en outre les fonctions de régisseur d’une dizaine de fermes du Périgord, Gustave Saussot (né à Mialet (Dordogne) le 23 septembre 1900, mort à La Coquille (Dordogne) le 20 août 1987) après l’école primaire, fréquente l'école professionnelle de Périgueux.

Député

Départ en 1939

Très jeune, il est frappé par les difficultés de vie des exploitants ruraux et entre en opposition avec son milieu familial, conservateur et catholique. En 1918, titulaire d’un brevet d’enseignement primaire supérieur, il entre dans la vie active. Il part travailler à Belfort, à Paris, à Nantes puis aux papeteries de Guyenne près de Thiviers (Dordogne). D’abord membre de la CGT confédérée, Gustave Saussot, sous l’influence de l’oncle de son épouse, Édouard Blanchou, devient communiste vers 1926.

Saussot s’installe comme artisan garagiste, à La Coquille.

Saussot est élu conseiller général de Jumilhac-le-Grand le 10 octobre 1934. Il échoue à des élections municipales mais est élu le 3 mai 1936, député de Nontron. Son succès est dû à une activité militante intense en faveur des petits exploitants agricoles et particulièrement au retentissement de « l’affaire de Nantheuil » au cours de laquelle il s’est opposé à la saisie d’un métayer (ce qui lui vaut un mois d’emprisonnement).

Le 25 août 1939, après l’annonce du Pacte germano-soviétique le 23 août, au cours d’une réunion du groupe communiste à la Chambre, Saussot demande qu'une démarche soit faite auprès de l'ambassade soviétique afin d'obtenir des éclaircissements sur cet accord. N’ayant pu obtenir satisfaction de la direction du parti, Gustave Saussot démissionne le lendemain, en même temps que Paul Loubradou. Sa lettre de démission envoyée à Jacques Duclos, est publiée dans Le Populaire. Il rejoint le groupe parlementaire des dissidents du PCF, l’Union populaire française (UPC), formé le 8 décembre à l’initiative de René Nicod (président du groupe), Marcel Capron (secrétaire du groupe), Paul Loubradou, Marcel Brout, et Jules Fourrier.

Il s’engage alors dans l’armée (comme il l’avait déjà fait en 1918).

Il n’est pas présent à Vichy lors du vote des pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Il se considère comme «communiste dissident». En 1943, il rejoint un réseau de l’Armée secrète.

Il fut dénoncé par le Parti communiste dans la brochure «Espions, Traîtres et renégats» parue en 1945.

Après la guerre, Gustave Saussot vit retiré de la vie politique, en partie en raison de son état de santé.

Sources

Gustave Saussot – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier – Jean Maitron

Gustave Saussot – Assemblée Nationale

Gustave Saussot - Wikipedia

Mandats électifs

Député :

1936 – 1939 Groupe communiste

1940 – 1942 Union populaire française

Conseiller général

1934 - 1940