Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

Fils d’épiciers et ouvriers d’origine italienne (des Pouilles), Albert Falcetta (né à Gouraincourt (Meuse) le 8 avril 1938) passe la guerre avec sa famille, comme réfugiée en Gironde. A la Libération, il revient à Gouraincourt et, titulaire du CEP, il entre dans un centre d’apprentissage. Il suit ensuite les cours de l’école des maîtres dessinateurs.

Le 16 décembre 1956, il est à Ivry au congrès constitutif de l’union des jeunesses communistes, comme délégué de Meurthe-et-Moselle. Il adhère au Parti communiste en 1957 et sa femme fait bientôt de même. Albert Falcetta fait son service militaire en 1958, partiellement en Algérie.

En 1965, il entre au comité fédéral du parti en Meurthe-et-Moselle et y reste vingt-cinq ans. Il fait une école centrale d’un mois. Trésorier de section communiste, il est délégué du personnel de Lorraine-Escaut.

En conflit avec Antoine Porcu, en juin 1977, il refuse de représenter sa candidature comme premier secrétaire de la section.

Il participe activement aux grandes mobilisations ouvrières de 1979.

A la conférence fédérale de janvier 1982, il déclare : « …Si en 1968 nous avons condamné avec juste raison l’intervention soviétique en Tchécoslovaquie, quelques semaines après, nous approuvions la normalisation dans ce pays avec son cortège d’arbitraire, d’atteinte aux libertés de remise en cause du processus démocratique. Il y a maintenant plus de deux ans, en direct depuis Moscou, Georges Marchais comprenait l’intervention soviétique en Afghanistan, la mise en place dans ce pays, depuis l’extérieur, d’un gouvernement totalement dépourvu de représentativité populaire. Cette intervention est contraire au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il a fallu les grandes grèves de 1980 en Pologne pour révéler à de nombreux militants le divorce entre l’État, le Parti, les syndicats officiels d’une part et la classe ouvrière et la population d’autre part… ». Il entre dès lors dans un processus d’éloignement du PCF jusqu’à ce que, début 1991, sa section oublie de lui remettre sa carte du Parti.

Il a été premier adjoint au maire de Mont-Saint-Martin de 1977 à 1992.

En novembre 2005, il publie un livre de souvenirs et d’analyse : Ni con ni salaud.

Il s’est marié avec Jaqueline Djaquelina avec qui il eut quatre enfants

 

Sources

Albert Falcetta – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Claude Pennetier

Publication

Ni con ni salaud : histoire d'un militant communiste au pays du fer, Ed. Paroles de Lorrains. 2005.

Les réfugiés du Nord-Est : des cheminées d’usine aux ceps de vigne, 1939 à 1943, Collection Mémoires de France, Dossiers d’Aquitaine, 2006