Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

Jean Schalit (né en 1937), est issu d'une famille d'éditeurs (Offenstadt) qui publie dans les années 1920-1930, Bibi Fricotin, Fillette, Les Pieds nickelés, L’Almanach Vermot ... Son oncle est le PDG de la « Société parisienne d’édition ».

Homme de presse

Exclu en 1966

Son père a été éditorialiste dans le journal économique L’Information,  puis après la guerre, a dirigé Sciences et Voyages. Il a collaboré 

au cabinet de Léon Blum, en 1936 ; il  a milité à l’Union progressiste de Pierre Cot.

Adhérent à l’Union des Etudiants Communistes, Schalit est rapidement nommé rédacteur en cher du périodique Clarté. D’un magazine triste à pagination réduite, il en fait un journal moderne et aéré, ouvert aux courants intellectuels du moment, largement illustré et en quadrichromie. Pour la maquette de cette nouvelle formule, il est aidé par un étudiant aux Beaux-arts, Paul Chemetov. Schalit demande à Nadia Léger, une gouache de son mari dont la vente permettra de financer le développement de Clarté (il réitère cette forme de subvention avec Marcel Gromaire, Jean Lurçat, Braque, Chagall, Picasso, Calder, Max Ernst).

Durant cette période, la rédaction de Clarté comprend plusieurs futurs dissidents, notamment André Senik, Serge July, Bernard Kouchner, Jean-François Kahn, Michel-Antoine Burnier, Pierre Goldman... La nouvelle formule de Clarté est un succès et ses ventes atteignent rapidement plus de vingt-cinq mille exemplaires, voire quarante mille exemplaires en période de pointe.

Schalit impulse plusieurs initiatives au sein de l’UEC : la création d’une agence de voyage Clarté-Voyage ; l’organisation du meeting à la Mutualité avec Evgueni Evtouchenko qui déclame ses vers en russe devant un parterre enthousiaste (avec Laurent Terzieff qui présente la traduction française de chaque texte, avant le poète soviétique).

Schalit fait partie de la direction de l’UEC. En 1965, le parti reprend en main Clarté et la rédaction en place est remplacée par une équipe plus sûre. Schalit est exclu en 1966, en raison de sa participation à l’organisation du meeting « Six heures pour le Vietnam » lancé par le Comité d’action  contre la guerre du Vietnam et des opposants internes du pcf

Au début de mai 1968, lorsque commencent les manifestations étudiantes, Jean Schalit avec Laurent Jézéquel, propose à l'« état-major » étudiant (l'UNEF, la JCR, le Mouvement du 22-Mars, les prochinois) la création d'un journal. L'idée est acceptée et Schalit travaille avec des camarades exclus comme lui de l'UEC : Laurent Jézéquel, André Sénik, Michel-Antoine Burnier, Frédéric Bon, Serge Bosc, Jean-Marcel Bouguereau, Bernard Kouchner, Jean-Paul Dollé, Guy Tissier, Marc Kravetz, ainsi que Jérôme Savary, André Glucksmann, et les dessinateurs Siné, Jean Bosc, Jean-Pierre Desclozeaux, Reiser, Wolinski, Willem.

Il lance ainsi Action, journal dont le premier numéro sort pour la manifestation du 7 mai 1968 (avec un dessin de Siné en première page). Les 50 000 exemplaires sont tous vendus. Le deuxième numéro sort le 13 mai. Action devient rapidement quotidien, tirant jusqu'à 100 000 exemplaires.

Action continue à paraître jusqu’en juillet 1968. Il y aura une tentative  de ressortie quotidienne de Action, pour les présidentielles de 1969 mais ce sera un échec.

Schalit s’éloigne ensuite de la politique et travaille pour des agences de publicité, notamment chez l'éditeur Delpire et comme directeur de création pour l'agence de communication Mc Cann Erickson. Au début des années 1980, il est aux côtés de Jean-François Bizot pour repenser le magazine Actuel, dont il est ensuite le rédacteur en chef pendant trois ans.

Dans les années qui suivent, il participe à plusieurs projets de presse qui n'aboutissent pas, Le Monde illustré, Le Grand Paris, Numéro 1, La Truffe. Il crée alors la société JSI (Jean Schalit Infographie), spécialisée dans l'infographie et la production d'images, qui est une réussite industrielle.

Au début des années 2000, Jean Schalit devient auteur d'ouvrages pour la jeunesse, en créant chez Gallimard Jeunesse la collection « Professeur Gamberge – Giboulées ».

 

Sources

Jean Schalit - Wikipédia

Responsabilités au PCF

Rédacteur en chef de Clarté : 1964 -1966

Publications

Gallimard Jeunesse, collection « Professeur Gamberge – Giboulées ». Texte: Jean Schalit ; illustrateur : Karim Friha ; scénariste : Jean Marabelh

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