Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


Warning: "continue" targeting switch is equivalent to "break". Did you mean to use "continue 2"? in /web2/expcf/www/templates/dissidents_essai_03_2/functions.php on line 205

Formé au cœur d’une famille de gauche (son grand-père, Charles de Verbizier est délégué au congrès de Tours et partisan de l’adhésion à la IIIe Internationale), Verbizet (né le 15 juillet 1942 à Montbéliard (Doubs), mort le 15 juillet 2004)  étudie à la faculté d'histoire, à Paris.

Il rejoint l’Union des Etudiants Communistes à Paris, en 1963. Il participe à la constitution de la tendance « italienne » puis à celle de la gauche trotskyste. Il est l’un des principaux acteurs de la rupture politique du secteur lettres de l’UEC avec la direction du PCF, qui aboutit, en avril 1966, à la création de la Jeunesse communiste révolutionnaire. Au sein de la JCR, il s’occupe du rassemblement des premiers noyaux lycéens, notamment dans la région toulousaine où il a des attaches familiales.

Lorsque la Ligue communiste décide de devenir la section française de la IVe Internationale en 1969, Gérard de Verbizier connu alors sous son pseudonyme « Vergeat », devient à Bruxelles, le premier permanent de l’Internationale. Il est responsable de la croissance de cette organisation en Asie et au Proche Orient, durant  la grande vague de radicalisation qui précéda et suivit Mai 1968.

Verbizier est chargé de la formation, préparant des exposés passionnants sur la guerre d’Algérie, le Moyen-Orient et la question palestinienne, le Sri Lanka et l’histoire de la lutte de libération nationale au Vietnam. Daniel Bensaïd, « initié à la vie politique » par Verbizier, dit à son sujet : « Il parlait parfois plus de six heures. L’auditoire en redemandait. A croire qu’il savait se faufiler, tel un habile » profileur« politique, dans la pensée de Ho Chi Minh ou de Giap pour en saisir le mouvement intime. Gérard a ainsi été déterminant pour ancrer d’emblée notre culture dans un internationalisme charnel. »

Il suit les sections de la IVe Internationale en Inde, au Sri Lanka et au Japon. Au Proche-Orient, il développe le mouvement au Liban (la formation en 1970 du Groupe communiste révolutionnaire) et en Israël (l’adhésion de la gauche radicale israélienne anti-sioniste, le Matzpen, à la IVe Internationale).

Découvrant en 1971 qu’il est atteint d’une forme génétique, rare et incurable, de diabète associant surdité, atteinte de la rétine, des muscles et du rythme cardiaque, il se retire progressivement de la vie militante.

Il se consacre au cinéma et à la recherche historique,

Il écrit l’histoire de la résistance juive de la Main-d’Œuvre Immigrée (MOI). Il collabore à plusieurs documentaires avec Marcel Lozinski et Anne Duruflé sur la Pologne, ou avec Gilles Chevalier sur la rafle du Vel’ d’Hiv. Il fut aussi coauteur, avec Marcel Teulade, d’un film sur l’automobile (Renault, l’automobile de France). Il participe à la réalisation de « Les révolutionnaires du Yiddishland », film en trois parties.

Devenu à la fin de sa vie quasiment sourd et aveugle, il proclamait haut et fort « je travaille dans l’audiovisuel ».

Il est décédé à Paris, le dimanche 25 juillet, jour de son 62e anniversaire.

Sources 

Gérard de Verbizier – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Jean-Paul Salles

Gérard de Verbizier - Europe Solidaire Sans Frontières 

Publications

Ni travail, ni famille, ni patrie : journal d'une brigade FTP-MOI. Toulouse 1942-1944. Calman-Lévy. 1994.