Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Henri Bourlois (né à Puteaux (Hauts-de-Seine) le 9 juin 1893, mort Asnières (Hauts-de-Seine) le 11 décembre 1978) adhère aux Jeunesses socialistes en 1912.

Député

Départ en 1928

Pendant la guerre, il est fait prisonnier le 24 septembre 1914, à Liancourt (Oise). Il passe le reste de la guerre en Allemagne (où il aurait été en contact avec des socialistes allemands).

Il est rapatrié le 20 janvier 1919 et libéré des obligations militaires, le 3 septembre 1919. Revenu à Puteaux, Bourlois adhère au syndicat des Métaux de Puteaux.

Il rejoint le Parti communiste après le congrès de Tours (décembre 1920) et devient secrétaire de la section communiste locale. En 1924, il est candidat du Bloc ouvrier et paysan aux élections législatives dans le 4e secteur de la Seine. Bénéficiant du classement par ordre alphabétique, il est élu.

L’Humanité du 14 mai 1924 raconte comment Bourlois apprend la nouvelle de son élection pendant son travail, à l’entreprise Gallay de Puteaux : « Il a même été au travail le matin sans savoir qu’il était député et, il était installé à sa machine lorsque lundi vers 11 heures, on vint lui apprendre la nouvelle. Bourlois dit simplement : « Ah ! Tant mieux » d’un ton enjoué et puis il se remit au travail. Depuis avant-hier, ses camarades d’atelier défilent auprès de lui et se répandent en congratulations et en protestations d’amitié. Lorsque Bourlois croit y découvrir cette nuance de respect qu’inspire au commun des mortels un mandataire du peuple, il riposte avec brusquerie : « Moins de boniments et syndique-toi, ça vaudra mieux ! »

Au Palais Bourbon, il siége aux commissions des régions libérées, des douanes et des conventions commerciales. Il intervient sur les sanctions à prendre contre un agent de police qui blessa d’une balle de revolver, un ouvrier à Puteaux, en 1927.

En décembre 1924, Bourlois suit les cours de l’Ecole du parti à Bobigny. Il participe activement à la campagne contre la guerre du Maroc et il assure de nombreux meetings en province, en 1927 et 1928

Membre du conseil exécutif du Secours rouge international, Bourlois subit une condamnation de deux mois de prison et 500 F d’amende pour infraction à la loi sur les loteries. Il avait organisé avec le journal l’Humanité une loterie au profit des œuvres prolétariennes, en juillet 1926. La justice supprime, en appel, sa peine de prison et réduit son amende à 300 F.

Comme beaucoup de députés communistes sortants de l’exercice 1924-1928, Henri Bourlois n’est pas candidat aux élections législatives du 22 avril 1928. Il accepte de soutenir la candidature de Georges Ménétrier à Puteaux, puis dirige avec ce dernier et Albert Lebouc la liste du Bloc ouvrier et paysan aux élections municipales du 5 mai 1929.

En 1928, il travaille à la Banque ouvrière et paysanne que Jean Garchery et Louis Sellier tentent de réorganiser. Il la quitte lors de la fermeture, le 31 janvier 1930.

En désaccord avec la politique du Parti communiste, Bourlois démissionne en août 1929.

Il participe à la fondation, le 22 décembre 1929, à Clichy, du Parti ouvrier-paysan (POP) et signe la déclaration initiale avec vingt et un autres anciens dirigeants communistes dont Garchery, Sellier, Auffray, Castellaz, Chasseigne, Dunois, Gélis...

Le maire de Clichy, Charles Auffray, co-fondateur du POP, lui obtient un poste de magasinier aux ateliers de la ville, le 10 février 1930.

Bourlois se présente aux élections municipales complémentaires de Puteaux de mai 1930 et il est battu par le candidat socialiste. Il est à nouveau candidat du POP à l’élection au conseil général du 15 juin 1930, sans succès.

Toujours employé à la ville de Clichy après la Seconde Guerre mondiale, il est secrétaire adjoint du syndicat Force ouvrière des Communaux de Clichy.

Il est marié à Yvonne Gury (née le 31 octobre 1897, à Puteaux), sans enfant.

 

Sources

Henri Bourlois – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Jean Maitron, Claude Pennetier

Henri Bourlois – Assemblée Nationale

Mandats électifs

Député : 1924 - 1928