Les Ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Fils d’un cultivateur de nationalité suisse établi dans l’Ain et d'une mère française, tailleuse, Louis Castellaz (né à Gex (Ain) le 9 juillet 1884, mort à Paris le 24 avril 1967) rejoint son frère à Paris, et se fait embauché comme ouvrier dans les entrepôts de Bercy.

Conseiller de Paris

Exclu en 1920

Devenu ouvrier tonnelier aux services techniques de la Ville de Paris, Castellaz adhère très jeune au syndicat de sa corporation.

De 1912 à 1914, il est secrétaire du Syndicat des ouvriers tonneliers de la Seine. Démobilisé en 1919, il retrouve aussitôt ses responsabilités et devient membre du Comité fédéral du tonneau.

Il intervient au Xe congrès de la Fédération du tonneau (1919) pour que des comptes soient demandés aux dirigeants de la CGT qui ont collaboré avec le gouvernement pendant la guerre.

En 1920, il entre au service des égouts ; il est élu secrétaire de la section des égoutiers de Paris, en 1922. La même année, il entre à la Commission exécutive de la toute nouvelle CGTU et y est réélu en 1923. En janvier 1924, il devient secrétaire général du Syndicat unitaire des travailleurs municipaux, puis du Comité intersyndical des services publics. Il est en même temps l’un des animateurs de l’Union des syndicats de la Seine.

En 1925, Castellaz est élu conseiller municipal de Paris XIIe, sur la liste du PCF (il abandonne aussitôt toutes ses responsabilités syndicales). Il siége notamment à la commission de l’Assistance publique et fait, en 1928, le rapport sur le personnel de la ville de Paris.

Il est réélu conseiller municipal de Paris, en 1929.

Quelque mois après son élection, le 5 novembre 1929, sous le titre « La discipline du Parti et les élus », l’Humanité publie une déclaration du Bureau politique donnant comme tâche à la Conférence nationale de janvier, l’épuration de tous les éléments «opportunistes», «sociaux-démocrates», «confusionnistes» et le renforcement de la discipline à l’égard des élus. Castellaz s’oppose à cette déclaration du BP, avec cinq conseillers municipaux communistes de Paris (Louis Sellier, Charles Joly, Jean Garchery, Camille Renault, Louis Gélis), par une lettre datée du 6 novembre 1929. Ils refusent de se rendre à la conférence des élus municipaux de la région parisienne convoquée pour le 10 novembre.

Exclus, le 24 novembre 1929, «les Six» réagissent avec force, en faisant placarder une affiche intitulée : «Les élus communistes de Paris au Prolétariat» : « Derrière le triple écran de la Révolution russe, de l’Humanité et de la répression, une équipe de gamins, d’ambitieux et de résignés, manœuvrent des ouvriers sincères, poussent à l’abîme le Parti qui devait porter historiquement l’espoir de libération révolutionnaire du prolétariat».

« Les Six » fondent le Parti ouvrier paysan (POP) lors du congrès de Clichy du 22 décembre 1929. Un septième conseiller municipal parisien, François Salom, les rallie. L’année suivante, le POP fusionne avec le Parti socialiste communiste de Paul Louis pour former le Parti d’unité prolétarienne (PUP) qui regroupe un nombre important d’élus.

Castellaz est réélu conseiller municipal dans le quartier de Bercy en 1935, après avoir devancé au premier tour ses concurrents communistes et socialistes.

Castellaz rejoint le Parti socialiste SFIO, en mai 1936.

En 1942, il est nommé conseiller municipal et vice-président du conseil municipal, par le gouvernement de Vichy.

Louis Castellaz est le frère cadet de Marie Buland, communiste très active, qui désavoue son frère lors de sa rupture avec le PCF.

Sources

Louis Castellaz – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Yves Lequin, notice complétée par Claude Pennetier

Louis Castellaz - Wikipédia

Mandats électifs

Conseiller de Paris : 1925 – 1929 (PCF) ; 1929 – 1935 (POP) ; 1936 – 1940 (SFIO)