Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

Les premiers signes de désaccord à l’intérieur du PCF apparaissent en 1985, au XXVe congrès du PCF à Saint-Ouen, au cours duquel 65 délégués (sur 1717) s'abstiennent sur le projet de résolution finale.

En mars 1986, Gilbert Wasserman (membre du Comité central) et Henri Lefebvre lancent la revu M qui rassemble principalement des communistes «rénovateurs».

En mars 1986, cinq membres du Comité central s'abstiennent sur le rapport introductif de Pierre Laurent consacré au bilan des élections législatives de 1986 : Claude Poperen, Pierre Juquin, Marcel Rigout, Félix Damette et Claude Llabres.

Au journal d’Antenne 2, le 14 janvier 1987, Georges Marchais, répondant à une question sur les rénovateurs, déclare : "Ils ne sont pas rénovateurs, liquidateurs oui, rénovateurs non!".

Le 31 janvier 1987, les communistes rénovateurs créent le Collectif de Coordination des Rénovateurs Communistes (COCORECO) dont les responsables sont : Claude Llabrès, Claude Sylard, Alain Amicabile, Gilbert Wasserman. A ce collectif, quinze fédérations du PCF sont représentées. Mi février 1987, un manifeste paraît dans la presse sous le titre : «La Révolution, camarade». Ce texte est discuté, amendé par les militants de vingt-quatre fédérations. Les travaux de ce comité sont animés et suivis par Jacques Bidou, Michel Cardoze, Gilbert Wassermen.

En juin 1987, Pierre Juquin démissionne du Comité central et en octobre il est exclu du PCF. Il annonce sa candidature à l’élection présidentielle de mai 1988.

Le COCORECO soutient la candidature de Pierre Juquin à l'élection présidentielle de 1988.

En septembre 1987, c’est au tour de Claude Llabrès de démissionner du Comité central.

Au premier tour des Présidentielles, en avril 1988, Pierre Juquin obtient 2,10% des suffrages exprimés.

En novembre 1988, les Assises des communistes rénovateurs se tiennent à Vitrolles (Bouches-du-Rhône). Au cours de ces Assises, deux courants apparaissent qui vont conduire à la création de deux structures :

- Le Mouvement des Rénovateurs Communistes (MRC) ayant l’appui de la majorité (Claude Llabrès).

- La minorité participera à la création de la Nouvelle Gauche pour le Socialisme, l'Écologie et l'Autogestion (NG)

En novembre 1991, le MRC participe, avec ARIAS, à la création d’Alternative pour la Démocratie et le Socialisme (ADS).  

 

Sources

Laurent de Boissieu – Mouvement des Rénovateurs communistes

De battre mon cœur n’a jamais cessé, Pierre Juquin, L’Archipel, 2006.

Historique - Organigramme des groupes dissidents 1990 - 2013