Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

Jean-Marie Argelès (né à Pontcharra (Isère) le 5 mai 1936), fils d’un fonctionnaire des impôts, effectue des études d’allemand à la faculté des Lettres de Grenoble puis de Besançon.

Il est assistant de français en Autriche puis en République fédérale allemande, avant de devenir boursier.

Il adhère à l’Union des étudiants communistes de Besançon dont il devient le trésorier du comité de ville. Et en octobre 1955, il adhère au Parti communiste français, à Grenoble.

Titulaire du CAPES d’allemand, il enseigne dans un établissement de la région parisienne, et milite à Créteil, au milieu des années 1960. Il est membre du secrétariat de section chargé de l’organisation et de la propagande en 1964 et 1965. Il entre au Comité fédéral de Seine-Sud, en 1965. Parallèlement, sportif de haut niveau, il milite dans un club de la Fédération gymnique et sportive du travail, à Champigny.

Nommé à l’INSEP, comme traducteur, sur le site du bois de Vincennes, Argelès, est élu au  Comité fédéral de Paris, en novembre 1966. Il devient permanent et est un des animateurs de la commission des intellectuels au sein du bureau fédéral, à partir de décembre 1968. A ce titre, il suit la création de l’Université de Vincennes. Il est membre du comité de rédaction de L’École et la Nation, à partir d’octobre 1970.

Toujours responsable aux intellectuels, permanent pendant six ans, Argelès entre au secrétariat fédéral en mars 1972. En 1977, toujours secrétaire fédéral, il devient le responsable de la propagande.

Argelès est candidat aux élections municipales de Paris en 1977 dans le XVIIIe arrondissement, dans la liste du PCF emmenée par Henri Fiszbin (mais n’est pas élu). Selon Argelès, Fiszbin se serait opposé à Georges Marchais pour imposer sa candidature contre celle de Paul Laurent, souhaitée par la direction du PCF, en menaçant de démissionner du secrétariat fédéral.

Après les accusations de la direction du PCF contre la fédération de Paris, Argelès est au cœur de la tourmente. Le 11 janvier 1979, la direction fédérale  de Paris est convoquée devant le Bureau politique, et affronte une critique en règle de ses «déviations opportunistes» et de «son abandon du contenu de classe». Fiszbin, suivi par ses camarades, refuse les accusations.

Après le départ de Fiszbin et l’arrivée d’Henri Malberg comme dirigeant de la fédération, Argelès démissionne du bureau fédéral comme presque tous les autres membres du bureau.

En juin 1981, avec Fiszbin et dix autres militants parisiens, Argelès est exclu du Comité fédéral de Paris. En octobre 1981, dénonçant un «travail fractionnel», la direction considère que ces militants «se sont placés d’eux-mêmes en dehors du parti», et Argelès est exclu comme ses camarades.

Avec plusieurs anciens dirigeants de la fédération de Paris et bien sûr Fiszbin, Argelès participe à la création du journal Rencontres communistes hebdo (RCH). Cette publication compte jusqu’à 3 500 abonnés.

Argeles reprend son métier de professeur jusqu’à sa retraite. Il réalise aussi de nombreuses traductions.

Historien, il collabore à la revue Communisme sous la direction de Stéphane Courtois.

En 1995, il soutient une thèse sous la direction de Gilbert Badia : Le Parti Communiste Allemand (KPD) dans l'Allemagne de l'Ouest de 1945 à 1953 : l'effondrement et les débats internes.

Il se marie en juillet 1961 à Aigues-Mortes (Gard), avec Denise Dumas, professeur, sympathisante communiste. Le couple a une fille en 1964.

 

Sources

Jean Marie Argelès – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Jacques Girault, Claude Pennetier

Responsabilités au PCF

Membre du Bureau fédéral de Paris : 1972 - 1979

Publications

Histoire de l’Allemagne contemporaine (République de Weimar),  Troisième Reich, collaboration au premier tome, sous la direction de Gilbert Badia, Paris, Messidor, 1987.