Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Gérard Lorne moniteur de l'enseignement technique en région parisienne est connu pour  « l’affaire de la rue Oberkampf », à Paris.

Lorne adhère avec son camarade de cellule, Gérard. Spitzer, au  groupe de La Voie communiste, organe des communistes opposants à la ligne du PCF, en particulier sur l’Algérie. Ce Groupe pratique l’aide opérationnelle à la Fédération de France du FLN, contrairement aux consignes du PCF (la consigne du Comité central est de «rester dans la légalité républicaine»).

Lorne prête ainsi son logement de la rue Oberkampf pour des réunions au responsable algérien du FLN, Aït el Hocine. Celui-ci y entrepose les valises contenant les contributions financières de l’immigration. La police fait une descente dans son appartement en septembre 1959, et saisit dans un placard, quarante-quatre millions de francs. Gérard Lorne a beau prétendre qu’il s’agit de l’argent des souscriptions à La Voie communiste, il est arrêté avec Aït el Hocine, Gérard Spitzer et d’autres.

Gérard Spitzer (exclu du PCF en 1957) fait une grève de la faim à la prison de la santé, pour obtenir le statut de prisonnier politique. Un Comité Spitzer est créé pour le soutenir, comité qui a un certain retentissement et Spitzer est finalement transféré à la prison de Fresnes. Pour Lorme il n’en est rien.

Lorne est condamné à vingt de travaux forcés pour atteinte à la sûreté de l’Etat.

À la faveur d’une permission de sortie pour rendre visite à sa fille qui est au plus mal (elle a la maladie du sang bleu et a une espérance de vie extrêmement réduite), il s’évade et gagne Rabat (Maroc) au service du FLN. Au Maroc, il crée entièrement un collège technique pour jeunes Algériens réfugiés.

Plus tard, il devient correspondant de presse dans des journaux libertaires et enquêteur pour des ONG, au Chiapas, au Nicaragua et au Guatemala.

Pour Lorne, le communisme est basé sur «l'internationalisme et l'anticolonialisme» et il s’affirme communiste libertaire. Il évolue ensuite dans les milieux libertaires.

Il finit par bénéficier de l’amnistie de 1968, et peut ainsi revenir en France.

Pour les Éditions du Monde Libertaire, il écrit un livre sur sa vie de militant et sur son aide au FLN tant à Paris qu’au Maroc. Il y critique aussi longuement les positions du PCF notamment sur l’Algérie et sur les pays socialistes.

 

Sources

Gérard Lorne – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - René Gallissot,

Du rouge au noir Mémoire vive d'un porteur de valise, Alternative Libertaire,

Itinéraire d'un libertaire «Du rouge au noir», La Dépêche du 9 décembre 1998, G. Bégue.

Publications 

Du Rouge au Noir. Mémoire vive d’un porteur de valise, Éditions du Monde Libertaire, Paris, 1998.