Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

André Thomazo (né à Saint-Tropez (Var) le 17 mai 1929), fils d’un couple de militants communistes, suit une formation de menuisier.

Directeur de l'ALAP

Quitte le PCF en 1981.

Son père Lucien Thomazo, mécanicien-ajusteur puis employé à la Compagnie des Eaux, était responsable syndical et dirigeait localement le PCF. Il est mobilisé, puis arrêté pendant la guerre, et déporté en Algérie. Il est élu conseiller municipal de Saint-Tropez.

Sa mère, Noëlle Thomazo, née Pellegrin, arrêtée puis libérée, elle vécut la Libération en Haute-Vienne où la direction du PCF l’avait envoyée pour organiser l’Union des Femmes françaises. Elle est plusieurs fois candidates aux élections législatives, sans succès, mais est élue conseillère municipale de Toulon.

André Thomazo adhère à Limoges, aux Jeunesses Communistes (UJRF), en février 1944. De retour dans le Var, il devient secrétaire fédéral des JC.

Il est élu au Conseil national des JC, lors du Congrès de décembre 1950. En 1952, il est appelé à Paris pour renforcer la direction nationale et entre au bureau national, en mai 1953. Il est secrétaire national jusqu’en 1962.

Il s’installe à Gennevilliers, avec son épouse, et devient membre du Comité fédéral de Seine-Ouest. Lors de la conférence fédérale de 1959, il est déchargé de cette responsabilité en raison des charges qui l’accaparent à la direction des JC.

À l’occasion du Festival mondial de la Jeunesse à Moscou de l’été 1957, Thomazo anime le comité de préparation où il est spécialement chargé de la délégation culturelle. À Moscou, il noue des contacts avec des artistes soviétiques.

Georges Soria, fondateur, en 1953, avec Louis Aragon et Jean Lurçat, de l’ALAP (Agence littéraire et artistique parisienne pour les échanges culturels) fait appel à Thomazo en 1962, pour renforcer son équipe de direction. Thomazo devient le directeur adjoint, travaillant en étroite collaboration avec le producteur Fernand Lumbroso. Pendant des années, il se rend régulièrement en URSS et dans les autres pays socialistes, et accueille les plus grandes productions culturelles de ces pays, telles que les ballets Moïsseiev ou du Bolchoï, les Chœurs de l’Armée rouge ou le Cirque de Moscou, dont il supervise les tournées en France.

Il fut l’ami des plus grands artistes tels que Maurice Béjart, Jérôme Savary, Rudolf Noureev, Robert Hossein, Antonio Gadès.

Au cours des années 1970 et 1980, l’activité de l’ALAP commence à se réduire, des tournées sont annulées. L’ALAP est dissoute et se rebaptise sous la direction d’André Thomazo en Hémisphères-productions en 1993. L’ALAP cesse ses activités en 2002 et est définitivement liquidée en 2011.

Thomazo prend ses distances avec le PCF à l’époque de Georges Marchais (avec lequel il a des rapports difficiles). Après l’invasion soviétique en Afghanistan, il rompt avec le PCF, en 1981.

Il épouse, en mai 1952, Lucie (Lucette) Albertini, militante toulonnaise. Lucie devient par la suite, directrice de l’administration de L’Humanité puis des Editions Messidor.

 

Sources

Thomas Thomazo – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Marc Giovaninetti

Disparition. André Thomazo, adieu l’artiste ! L’Humanité, 4 Août, 2017.

Responsabilités au PCF

Membre du Bureau des Jeunesses Communistes : 1953 - 1962

Membre du Comité fédéral de Seine et Oise : jusqu’en 1959