Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

Comptable ; maire et conseiller général de Saint-Denis ; quitte le PCF (SFIC) vers 1924 ; adhère au Parti socialiste.

Gaston Philippe (né à Radepont (Eure) le 4 novembre 1866, mort à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) le 26 novembre 1953), issue d’une famille ouvrière, obtient son certificat d’études.

Maire de Saint Denis

Départ vers 1924

Philippe perd son père à l’âge de neuf ans et sa mère devient concierge à l’usine où son mari est mort accidentellement.

Il suit des cours du soir d’anglais, d’allemand et d’italien et devient comptable à Rouen (Seine Maritime).

Il adhère au Parti Socialiste vers ses vingt-deux ans et contribue à créer la Chambre syndicale de sa profession. Il est responsable de toute la région. Il collabore au Normand socialiste et au Salariat et rédige une brochure intitulée Les huit heures et le 1er mai, préfacée par Jules Guesde.

Mis au banc par les employeurs de la région, père de six enfants, il doit quitter Rouen, et se fixe à Saint-Denis, en 1899. En 1900, il est délégué au Congrès socialiste de Paris. En 1904, il participe au Congrès du PS à Lille.

Il est élu au Conseil municipal de Saint-Denis dans la minorité en 1904 et réélu en 1908, toujours dans l’opposition. En 1912, à la tête d’une liste socialiste, il devient maire de Saint-Denis. Le 2 juillet 1912, il entre au Conseil général par le canton de Saint-Denis.

En 1912 et en 1914, il représente la fédération du Nord aux Congrès socialistes.

Pendant la Première Guerre mondial, comme maire, il met en place des secours pour les familles nécessiteuses, organise des souscriptions, des fêtes de bienfaisance.

Son fils Gabriel, typographe, blessé, décède à l’hôpital de Givors en 1915, à l’âge de 21 ans.

En 1919, Philippe conserve la mairie de Saint-Denis et son siège de Conseiller général. En 1920, il adhère au nouveau Parti communiste (SFIC). En 1921, il démissionne de la mairie, et il est réélu en 1922. Il est battu aux élections municipales du 3 mai 1925.

Il quitte le Parti communiste vers 1924 (après le rejet de sa candidature pour les élections législatives par son propre parti). Il adhère ensuite au Parti socialiste SFIO, et prend, le 16 mars 1930, la tête d’une liste socialiste aux élections municipales. Il ne recueille que 1 083 voix contre 6 137 à la liste communiste de Jacques Doriot (qui est élu).

 

Sources

Gaston Philippe – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Claude Pennetier, Justinien Raymond

Saint Denis et la guerre de 14 - Fanny Cam

Mandats électifs

Maire de Saint Denis : 1919-1925

Conseiller général de Seine Saint Denis : 1912-1925

Honneurs

Une rue porte son nom à Saint Denis (délibération du 30 avril 1954).