Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

Pierre Fougeyrollas (né à Mont-de-Marsan (Landes) le 22 décembre 1922, décédé à Paris le 29 mai 2008), fils d’un magistrat, effectue ses études secondaires à Périgueux.

Professeur, Résistant

Départ en 1956

Il intègre, en 1940, une classe de khâgne à Toulouse (Haute-Garonne).

À la suite de l’invasion de l’URSS, en 1942, il rejoint le PCF dans la Résistance, tout en poursuivant des études universitaires en philosophie et en droit. Il entre dans la clandestinité en 1943 et prend des responsabilités au sein des Forces unies de la jeunesse patriotique (FUJP). Il est recherché par la police de Vichy. Il devient, à la fin de la guerre, membre du Comité départemental de Libération de la Haute-Vienne.

En 1945, il monte à Paris pour y poursuivre ses études de philosophie. Il réussit le concours de l’agrégation en 1951.

Militant puis permanent du PCF, il se lie en particulier à Jacques Duclos. Il démissionne en 1956, quand les chars soviétiques interviennent en Hongrie. Il publie en 1959, Le Marxisme en question où il expose une critique du mythe communiste et de la théorie marxiste elle-même.

Il rencontre Edgar Morin qui l’intègre en 1958 dans le Comité de rédaction de la revue Arguments fondée en 1956. Il est, pendant plusieurs années, un des membres actifs, aux côtés de Kostas Axelos, Jean Duvignaud et François Fejtö.

Il entame une carrière universitaire au début des années 1960. Il rédige une thèse en sociologie politique.

Il prend un poste à la faculté de Lettres et Sciences humaines de Dakar en 1961. Il noue alors une relation personnelle avec Léopold Sédar Senghor.

Fougeyrollas regagne Paris en 1971 et il est nommé à l’Université de Paris VII au département de sociologie. Il y enseigne jusqu’au début des années 1990.

Il enseigne à l'École française des attachés de presse (EFAP) et devient professeur émérite

En 1972, il adhère à l’Organisation communiste internationaliste (OCI), mouvement trotskyste français, convaincu de l’imminence de la révolution prolétarienne. Il quitte cette organisation en 1990.

Fougeyrollas publie de nombreux essais parmi lesquels : La Nation. Essor et déclin des sociétés modernes ; La Révolution freudienne ; L'Obscurantisme contemporain. Lacan, Lévi-Strauss, Althusser ; La Révolution prolétarienne et les impasses petites-bourgeoises.

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Sources

Pierre Fougeyrolles – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Olivier Fressard

Pierre Fougeyrolles -Wikipédia

Publications

Le Marxisme en question, Seuil, Esprit, 1959,

La Conscience Politique dans la France contemporaine, Denoël 1963,

Contradiction et totalité, Editions de Minuit 1964,

La Télévision et l'éducation sociale des femmes, Unesco 1967,

Pour Une France fédérale vers l’unité européenne par la révolution régionale, Denoël 1968,

La Révolution freudienne, Denoël 1970,

Marx, Freud et la révolution totale, Anthropos, 1971,

Révolution prolétarienne et les impasses petites-bourgeoises, Anthropos 1976,

Contre Lacan, Lévi-Strauss, Althusser. (Trois essais sur l'obscurantisme contemporain), Savelli, Rome 1976,

Sciences sociales et marxisme. Savoirs et idéologies dans les sciences sociales, Payot 1979,

Les Processus sociaux contemporains, Payot 1980,

Les Métamorphoses de la crise. Racismes et révolutions au XXe siècle, Hachette 1985,

La Nation. Essor et déclin des sociétés moderne, Fayard 1987,

Marx,  Que sais je ?, PUF 1992,

Morts et résurrection de la philosophie, L'Harmattan, 2008.

Honneurs

Professeur émérite