Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Hubert Krivine (né le 10 juillet 1941 à Paris), fait ses études au lycée Condorcet à Paris.

Professeur physicien

Exclu en 1963

 
 

Son père, Pierre Krivine (1899-1977) est médecin et stomatologue, sympathisant socialiste, né en France de parents juifs russes ayant fui les pogroms de l’empire tsariste.

Après son baccalauréat (1958), il entreprend des études de mathématiques.

À l’instar de son frère Jean-Michel Krivine, de neuf ans son aîné, militant du PCF, il rejoint les Jeunesses communistes en 1955. Il milite ensuite à l’Union des étudiants communistes (UEC) et au PCF. Critique quant à la politique du Parti durant la guerre d’Algérie et à son soutien inconditionnel de l’URSS lors des événements de Hongrie en 1956, il rejoint le Parti communiste internationaliste (PCI), organisation clandestine, section française de la IVe Internationale.

Cette adhésion au PCI ne l’empêche pas de continuer à militer activement au PCF, appliquant la consigne de l’entrisme préconisée par les trotskistes. 

Il participe activement à des activités de soutien aux militants indépendantistes algériens du FLN.

Hubert Krivine, étudiant, milite activement à l’UEC à Paris et devient un des leaders de l’opposition trotskiste qui se constitue au sein de cette organisation à partir de 1963. Il est exclu du PCF, puis de l’UEC, avec plusieurs de ses camarades, à la fin de l’année 1965. Les exclus fondent en avril 1966, la Jeunesse communiste révolutionnaire (JCR), dont il devient un des dirigeants aux côtés de son frère Alain Krivine, de Daniel Bensaïd, d’Henri Weber et de Jeannette Pienkny. Ayant terminé ses études en 1966, il travaille comme chercheur à l’institut nucléaire d’Orsay, puis devient maître-assistant à la faculté des sciences de Paris.

La JCR et le PCI sont dissous le 12 juin 1968, et Hubert Krivine figure parmi les fondateurs de la Ligue communiste (LC), en avril 1969. Il est élu au comité central de la nouvelle organisation et est également membre de son bureau politique, sous le pseudonyme de Sandor. Il devient en outre membre du Comité exécutif international et du Secrétariat unifié de la IVe Internationale, dont la LC était devenue la section française. Son expérience acquise lors de la guerre d’Algérie, dans les réseaux clandestins de soutien au FLN, lui vaut d’être choisi pour certaines tâches clandestines au sein de l’organisation trotskyste internationale. C’est ainsi qu’il part en Argentine, en 1969, afin d’aider à organiser le PRT de Roberto Santucho et sa branche armée, l’ERP. Hubert Krivine est arrêté à Lausanne en avril 1970, en compagnie de deux militants suisses de la IVe Internationale, accusé d’avoir tenté de dérober dans une usine du matériel de transmission radio. L’enquête révèle que ce matériel était destiné à la guérilla bolivienne. Inculpé de tentative de vol et d’espionnage, il est emprisonné deux mois en Suisse. Ayant nié les faits qui lui étaient reprochés, il est relâché sous caution, le 15 mai 1970. Il est tout de même condamné à cinq mois de prison avec sursis. Il s’occupe les années suivantes des activités du Secrétariat unifié de la IVe Internationale en direction des pays de l’est et effectue plusieurs séjours en URSS, Pologne et Tchécoslovaquie.

Il est l’auteur de nombreux textes dans la presse de la LC, puis de la LCR, qui lui succédera, écrivant des articles sur la crise du PCF, durant les années 1970. Il est également l’auteur de nombreux articles sur l’URSS et le mouvement communiste international dans la revue Inprecor, signant ses articles Hubert Sandor. Bien que n’occupant plus de responsabilités à la direction de la LCR, il demeure un militant de cette organisation, s’occupant, entre autre, de la formation des militants et cadres, tout en travaillant comme chercheur au laboratoire de physique théorique de l’Université de Paris-Sud et comme enseignant, maître de conférences à l’Université de Paris 6, à Orsay, puis à l’Université Pierre et Marie Curie, à Paris.

Il devient membre du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dès sa création, en 2009.

Hubert Krivine, est issu d’une famille de cinq enfants ; il est le frère jumeau de Alain Krivine qui rejoint le mouvement trotskyste, en 1960.

 

Sources

Hubert Krivine – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Daniel Couret

Hubert Krivine - Wiquipédia

Publications

La Terre, des mythes au savoir, Éditions Cassini, 2011.