Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Henri Chrétien (né à Edimbourg (Grande-Bretagne) le 16 octobre 1912, décédé …), de parents professeurs, fait ses études secondaires à Bône (Algérie).

Dès 1928, il adhère aux Jeunesses communistes, propageant dans la jeunesse algérienne le mot d’ordre de l’indépendance de l’Algérie, conformément à l’orientation de l’époque du PCF et de l’Internationale Communiste (IC).

Etudiant en médecine à Paris, de 1929 à 1936, il milite à l’Union fédérale des étudiants (UFE), organisation très proche du PCF, et dirige la branche médecine. Il est pendant quelques mois, en 1933, dirigeant national de l’UFE.

Chrétien milite au PCF en Dordogne, notamment lors des élections législatives du « Front populaire ». De décembre 1936 à décembre 1938, en Espagne, il est médecin du bataillon Garibaldi puis médecin chef (commandant) de la 12e Brigade internationale (Garibaldi).

À son retour, en 1939, il est médecin sur le Winnipeg de la Compagnie France Navigation, et, à ce titre, est emprisonné à Bordeaux de novembre 1939 à février 1940, à la suite de la « mutinerie » de l’équipage à Valparaiso (Chili). Mobilisé après un non-lieu, comme « médecin soldat de 2e classe », il est fait prisonnier le 19 juin 1940, en Sologne.

Chrétien reprend, dès juillet, contact avec le PC illégal, diffusant sa presse clandestine. Démobilisé le 11 octobre 1941, échappant de peu à l’arrestation, il est d’abord affecté à la diffusion nationale du Médecin Français clandestin, puis, début juillet 1942, est nommé médecin-chef des FTP de l’Ile-de-France.

Arrêté par les Brigades spéciales le 23 janvier 1943, torturé, emprisonné cinq mois et demi au secret à Fresnes, il est déporté le 12 juillet 1943 à Natzweiler-Struthof puis, de septembre 1944 à mai 1945, à Dachau-Allach.

Rentré en France, son activité militante est confinée dans le corps médical (secrétaire du Syndicat national des Médecins du travail) et, à l’Association des anciens FTP, quand Charles Tillon la dirigeait.

Il rompt avec le PCF en 1968.

Il collabore, sous le pseudonyme de Jacques Ancel, au bulletin oppositionnel Unir-Débats, dans les années 1970. Il se rallia ensuite au trotskisme.

Son épouse, Roza Zacharewicz, résistante, arrêtée, périt à Auschwitz-Birkenau.

 

Sources

Henri Chrétien – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Jean Maitron, Claude Pennetier,

Henri Chrétien - Wikipédia