Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Denis Berger (né à Paris le 11 juin 1932, mort à Paris le 6 mai 2013) est dès 1950, militant du Parti communiste internationaliste (PCI), section française de la Quatrième Internationale (PCI-SFQI).

Professeur d'université

Exclu en 1960

Lors de la scission du PCI, Berger se solidarise avec le courant de Pablo et Frank, et accepte de mettre en pratique l’orientation "entriste" adoptée par la majorité de la Quatrième Internationale.

En 1953, il adhère donc au PCF. Il devient rapidement secrétaire de la cellule "Saint Just", composée d’étudiants en histoire. Il reconnaît, devant ses camarades du PCF, avoir été un "trotsko-titiste".

Parallèlement, il devient un des responsables du "travail entriste" au sein du PCI, et bientôt membre de son comité central et de son bureau politique (1955).

Devenu instituteur à Saint-Ouen, en 1954, Berger milite dans des cellules de banlieue du PCF.

Il rejoint le groupe du bulletin d’opposition interne au PCF : Tribune de Discussion, animée par Félix Guattari et Lucien Sebag.

La Tribune de discussion  et l’Etincelle (animée par Victor Leduc, Jean-Pierre Vernant, Gérard Spitzer) fusionnent au printemps 1957, dans une publication conjointe sous le titre Etincelle -Tribune de Discussion. La dénonciation de Berger comme trotskyste provoque le départ de Victor Leduc et de ses amis de L’Etincelle, à la fin 1957.

En 1958, Berger fonde la revue La Voie communiste dont il est le principal animateur.

La Voie communiste regroupe des militants comme Lucien Sebag, Gabriel Cohn-Bendit, Félix Guattari, Simon Blumenthal, Roger Frey. La revue est soutenue financièrement pendant une courte période par Jean-Paul Sartre.

La Voie Communiste, soutient le FLN et joue un rôle dans l’évasion de militants de l’indépendance de l’Algérie. Ainsi, le 7 janvier 1961, ils préparent, avec l’aide de Gérard Spitzer, lui aussi emprisonné à Fresnes, la fuite de Mohamed Boudiaf et deux de ses compagnons, Doum et Bensalem, mais seul ce dernier réussit à s’évader. L’opération la plus réussie est l’évasion de six femmes du réseau Jeanson (deux algériennes et quatre françaises) de la prison de la Roquette en février 1961, et leur sortie clandestine vers la Belgique.

Berger est arrêté le 5 décembre 1958 avec un groupe de militants français et algériens, et passe dix jours dans les caves de la DST. Mais contrairement aux militants maghrébins, il n’est pas torturé, et finit par être libéré par absence de preuves.

La publication de Voie communiste conduit à l’exclusion de Berger du PCF, en 1960 (après avoir été aussi exclu du PCI, en 1958).

Par la suite, il est le secrétaire du Comité Vietnam National et du Tribunal Russel contre les crimes de guerre au Vietnam.

Berger et ses compagnons décident, en 1971, d’adhérer au Parti Socialiste Unifié (PSU) où ils rejoignent le courant marxiste-révolutionnaire animé par Jean-Marie Vincent et Jacques Kergoat. Lorsque en 1972, la plupart des militants de cette tendance décident d’adhérer à la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR), Berger quitte le PSU, mais n’adhère à l’organisation trotskyste que trois ans plus tard (1975).

Il devient chargé de cours à temps plein au département d’Economie Politique de l’Université Paris 8 - Vincennes, en 1972, puis assistant, en 1982. Il passe son doctorat en 1988 avec une thèse intitulée "Les partis politiques : essai méthodologique. Le cas du PCF", et devient maître de conférences en 1989.

Il est un des fondateurs (1990) de la revue Futur Antérieur.

Plus tard, il se rapproche des dissidents communistes et participe à la rédaction du journal des refondateur du PCF, Futurs.

 

Sources

Denis Berger – Wikipédia

Denis Berger – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Michael Löwy

Publications

La Ve République à bout de souffle, avec Jean-Marie Vincent, Henri Weber, Éd. Galilée, 1977,

Sociologie des partis politiques : essai méthodologique : le cas du parti communiste français, 1920-1988, ANRT, 1989

Le spectre défait. La fin du communisme ? Arles, B. Coutaz, 1990,