Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Guy Bois (né à Fès (Maroc) le 25 décembre 1934, décédé à Antony (Hauts de Seine) le 8 juin 2019) fait ses études au lycée Gouraud de Rabat (Maroc).

Professeur d'université

Exclu en 1954

 
 

Au Maroc, alors sous protectorat français, son père, devient au lendemain de la seconde guerre mondiale, directeur des affaires politiques (1946).

Guy Bois poursuit ses études à Paris : Sciences Po (diplômé de l’Institut d’études politiques, en 1956), Sorbonne (licencié en 1957 et agrégé d’histoire en 1959).

En 1959, il est nommé professeur au lycée de Châlons-sur Marne (1959-1960). Par la suite, il est assistant à la faculté des lettres de Tunis (1961-1962), professeur au lycée Carnot à Paris (1964-1965), assistant, puis maître-assistant d’histoire médiévale à la Sorbonne (1965-1969). Il est chargé de recherches au CNRS (1969-1972), avant, d’être nommé à l’université de Besançon (1973-1988) puis à Paris-VII, comme professeur d’histoire médiévale (1988-1997).

Il est historien médiéviste spécialiste de l’économie et du monde rural. En 1990, il est élu président de la Société d'étude du féodalisme.

Bois adhère au PCF en 1954, et à l’Union des étudiants communistes (UEC), en 1956. Il est membre du comité de la section du 5e arrondissement de Paris, de 1957 à 1959.

Il participe dès sa création, à la commission « histoire » du Centre d’études et de recherches marxistes (CERM).

En 1968, il s’oppose aux positions de la direction du SNESup (menée alors par Alain Geismar). Après 1968, Guy Bois est l’un des principaux animateurs du courant Action syndicale du Snes-Sup.

En 1978, il participe au lancement de la pétition des militants de l’Université d’Aix-en-Provence (avec notamment Michel Barak).

Il s’oppose à son parti quand en 1979, la logique du programme commun est abandonnée. Bois est exclu du PCF en mars 1981. Dans le Monde du 19 mars 1981, il dénonce « une direction animée par le seul souci de sa survie ».

En 1979, il publie Ouvrons la fenêtre, camarades, en collaboration avec Etienne  Balibar, Georges Labica, Jean Pierre Lefèbvre, un appel à la démocratisation au sein du PCF.

En 1977, il est élu conseiller municipal d’Antony (Hauts-de-Seine) sur une liste d’union de la gauche. Après son exclusion du PCF, il termine son mandat municipal, comme membre de la commission culture, siégeant comme non-inscrit.

En 2002, il participe au comité de soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement, aux Présidentielles.

En 2004, il est membre du conseil scientifique d’ATTAC.

Guy Bois épouse en décembre 1962 à Paris, Claudette Doucet, maître de conférences de chimie ; ils ont deux enfants.

 

Sources

Guy Bois – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier – Jacques Girault

Guy Bois - Wikiphidias

Guy Bois, historien spécialiste de la période médiévale, est mort, Le Monde, Philippe-Jean Catinchi, 17 juin 2019.

Mandants électifs

Conseiller municipal d’Antony (Hauts-de-Seine) : 1977 - 1983

Publications

Crise du féodalisme : économie rurale et démographie en Normandie orientale du début du 14e siècle au milieu du 16e siècle, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques,  1976,

Ouvrons la fenêtre, camarades, en collaboration avec E. Balibar, G. Labica, J-P Lefèbvre, Maspero, 1979,

La grande dépression médiévale XIVe-XVe siècles : le précédent d’une crise systémique, PUF, 2000,

La mutation de l’an mil : Lournand, village maconnais de l’Antiquité au féodalisme, Fayard, 1989,

Une nouvelle servitude : essai sur la mondialisation, FX de Guibert, 2003.