Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Anatole Kopp (né à Petrograd (Russie) le 1er novembre 1915, mort à Paris le 6 mai 1990), fils d’un dentiste et d’une médecin tous deux russes, fait ses études au lycée Louis-le-Grand.

Architecte

Quitte le PCF en 1968

Ses parents émigrés vivent pendant six ans à Berlin, avant de rejoindre Paris, à la fin des années 1920.

Kopp réussit le concours d’entrée à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, mais il n’y reste qu’une année. Il intègre ensuite l’École spéciale d’architecture (1935-1936).

Kopp découvre l’action municipale des communistes en juillet 1933, lors de l’inauguration du groupe scolaire Karl-Marx, construit par André Lurçat, à Villejuif.

Il adhère alors à l’Union fédérale des étudiants (UEC) en 1934, puis au Parti communiste en 1936.

Il séjourne aux États-Unis, avant de revenir en France en septembre 1939 pour répondre à son ordre de mobilisation. Prisonnier en 1940, il s’évade et parvient à gagner les Etats-Unis avec sa famille, en novembre 1940. Par la suite, il achève ses études d’architecture au MIT, où il obtient sa maîtrise en 1943. De novembre 1942 à septembre 1943, il est assistant au Black Mountain College, en Caroline du Nord.

Il revient en France en juin 1944, et participe sous l’uniforme américain au débarquement de Normandie. Il est blessé en décembre 1944, et hospitalisé aux États-Unis, avant de revenir définitivement à Paris, en janvier 1946. 

Il est alors l’assistant de Paul Nelson pour l’Exposition des techniques américaines de l’habitation et de l’urbanisme, qui se tient au Grand Palais en 1946.

Kopp renouvelle son adhésion au PCF en 1947, et suit une école centrale, en mars 1948.

Dans un article « Sur les problèmes de l’architecture moderne », publié dans La Nouvelle critique en 1953, il prend ses distances avec le discours jdanovien.

L’Ordre des Architectes l’exclut temporairement en 1952, à la suite de son arrestation lors de la manifestation du 28 mai contre la venue du général Ridgway en France.

Kopp construit un foyer Sonacotra à Nanterre (1971-1972), des logements et des équipements pour la Sécurité sociale, l’ensemble sportif de l’île des Vannes (1967-1971).

Sympathisant de la cause algérienne et des «porteurs de valises», il est reconnu par des dirigeants algériens, qui lui confient des réalisations après l’Indépendance du pays. Il réalise ainsi deux ensembles de logements pour résorber les bidonvilles de l’Oued Ouchaya, à Alger et ceux des Planteurs à Oran (1962-1965). Il élabore aussi les plans d’urbanisme pour Batna et Biskra (1969-1973).

En 1956, dès son premier voyage en URSS, après la mort de Staline, il découvre l’ « agonie du réalisme socialiste » et s’intéresse à la rénovation de l’architecture autorisée par les réformes khrouchtchéviennes, ainsi qu’à l’histoire de la première période révolutionnaire dans l’art et l’architecture. Il publie son premier livre, Ville et Révolution (1967).

Kopp est le principal historien occidental de l’architecture soviétique.

De 1972 à 1974, il est directeur de l’École spéciale d’architecture, complètement rénovée après 1968.

Il devient en 1973 maître de conférences au département d’urbanisme de l’université de Paris 8 (Vincennes). Il soutient en 1975 sa thèse Changer la vie, changer la ville, avec comme directeurs de thèse : Henri Lefebvre et Jean Duvignaud, anciens communistes.

En 1970, il fonde avec Henri Lefebvre, la revue Espaces et Sociétés ; dans le premier numéro il célèbre « l’art de gauche, instrument de transformation sociale ».

Il publie en 1978, L’Architecture de la période stalinienne.

Kopp prend ses distances avec le Parti communiste, au sein duquel il s’est maintes fois opposé à André Lurçat qui y domine longtemps la commission des architectes. Il quitte le parti en 1968, à la suite de l’invasion de la Tchécoslovaquie.

Il participe à la revue L’Etincelle, réunissant des communistes dissidents, aux côtés de Yves Cachin, François Châtelet, Henri Lefebvre, Robert Brécy

 

Sources

Anatole Kopp – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - Jean-Louis Cohen

Anatole Kopp - Wikipédia

Anatole Kopp - Cité de l’Architecture et du patrimoine

Publications

Architecture et urbanisme soviétiques des années vingt… Edition Anthropos, 1967,,

Changer la vie, changer la ville, Union générale d’Editions, 1975,

L’Architecture de la période stalinienne, préface de Charles Bettelheim, Presses universitaires de Grenoble, 1978,

L'Architecture de la reconstruction en France, Editions du Moniteur, 1982,

Quand le moderne n'était pas un style mais une cause, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, 1988.