Les Ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Annie Rey (née Goldzeiguer, à Tunis (Tunisie) en 1925, décédée le 17 avril 2019), fille d’un industriel juif d’Odessa, obtient son bac à Alger en 1943.

Historienne

Départ en 1956

Son père quitte la Russie en 1905, à 17 ans, sous la menace d’une exécution pour ses idées marxistes. Il s’exile en France où il fait des études de médecine, à la faculté de Montpellier (Hérault). Il est engagé volontaire en 1914. A la fin de la guerre, il s’installe à Tunis, comme chirurgien. Pendant la deuxième guerre, il est déporté en Allemagne au camp d’Oranienbourg et il n’en reviendra pas. Sa mère, issue d'une famille de petits vignerons du Midi, est institutrice à Bar-sur-Aube et infirmière pendant la Première Guerre mondiale.

En 1943, Annie Goldzeiguer est à Alger et entre à la faculté pour des études d’histoire et géographie. Elle fait la connaissance d’un étudiant en droit, Roger Rey, avec qui elle se marie, en 1948.

En 1943, elle adhère aux étudiants communistes.

Elle poursuit ses études à la Sorbonne et réussit l’agrégation d’histoire-géographie.

Son mari, jeune officier est muté à Madagascar, et elle le suit.

A partir de 1952, de retour à Paris, elle est enseignante. Elle milite au PCF et avec son mari  apporte son soutien aux algériens dans leur lutte pour l’indépendance.

Elle milite à la cellule du XIe arrondissement qui est aussi celle de Gérard Spitzer et de Victor Leduc qui critiquent la ligne du PCF, dans une publication oppositionnelle L’Etincelle. Revue qui critique le refus de débats sur les crimes de Staline et sur le vote des pouvoirs spéciaux en Algérie par les députés communistes, en mars 1956.

Annie Rey se joint aussi au groupe dissident, La Voie communiste, et participe à l’aide opérationnelle à la Fédération de France du FLN.

Après l’indépendance, en juillet 1962, Annie Rey est à Alger. Elle consacre ses recherches à l’histoire coloniale de l’Algérie. Elle soutient sa thèse en Sorbonne, en mars 1974, sous le titre Royaume arabe et désagrégation des sociétés traditionnelles en Algérie

Annie Rey quitte le PCF en 1956.

Dans leur appartement à Paris, Annie et Roger Rey accueillent en 1963, M. Boudiaf qui a quitté l’Algérie.

En 2014, elle participe à l'« Appel des 171 pour la vérité sur le crime d’État que fut la mort de Maurice Audin »

Avec Roger Rey, elle a deux enfants.

 

Sources

Annie Rey-Goldzeiguer - Wikipédia

Annie Rey-Goldzeiguer – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier - René Gallissot

Publications

Le Royaume arabe. La politique algérienne de Napoléon III, 1861-1870, Alger, Sned, 1977,

Histoire de la France coloniale, tome 1, Jean Meyer, Jean Tarrade, Annie Rey-Goldzeiguer, Armand Colin, 1991,

Histoire de la France coloniale, tome 3, Armand Colin, 1991,

Aux origines de la guerre d'Algérie, 1940-1945, De Mers-el-Kébir aux massacres du Nord-Constantinois, La Découverte Poche, 2002.