Les ex-PCF

Le plus grand parti de France


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Marcel Trigon (né à Agimont (Belgique) le 13 mai 1935, mort au Kremlin-Bicêtre (Val de Marne) le 20 juin 2012) est titulaire du BEPC et travaille comme employé à la Banque commerciale pour l’Europe du Nord.

Maire d'Arcueil,Membre du CC

Départ en 1996

Son père, André Trigon, artisan taxi, adhère au Parti communiste dans la clandestinité, en 1942. Sa mère est également communiste.

Marcel Trigon adhère aux Jeunesse communistes (UJRF) en novembre 1949, puis au Parti communiste en décembre 1951. Il suit en 1953, une école fédérale des JC, et en 1960 une école centrale d’un mois

Il adhère aussi à la CGT.

Résident à Arcueil, il est élu au Comité fédéral de Seine-Sud, en 1961. L’année suivante, Trigon est nommé secrétaire du maire d’Arcueil, Marius Sidobre. Il entre au Bureau fédéral de Seine-Sud.

Après le décès de Marius Sidobre, Trigon est élu maire d’Arcueil, à 29 ans ; il est alors le plus jeune maire de France. Il est réélu jusqu’en 1995.

En 1972, à l’initiative de Marcel Rosette, il devient collaborateur de la commission municipale du PCF. En décembre 1972, il est élu membre suppléant du Comité central, lors du XXe congrès du PCF.

Avec Marcel Rosette, il défend dès 1974, la création d’une association des élus communistes, proposition concrétisée en 1977 avec l’ANECR, dont il est membre du secrétariat national. Trigon collabore également avec Maxime Gremetz à l’activité du PCF en direction des milieux chrétiens et à partir de septembre 1979, il assiste Madeleine Vincent au secteur élections et collectivités locales.

Suppléant de Marie-Claude Vaillant-Couturier aux élections législatives, Trigon pense lui succéder en 1973, mais il est à nouveau suppléant de son successeur Georges Marchais (il est suppléant à la députation de Marie-Claude Vaillant-Couturier et de Georges Marchais à 3 reprises).

Il est partisan  d’une plus grande indépendance du PCF à l’égard de l’URSS. En novembre 1977, il publie dans France-Nouvelle un article défendant cette orientation (Comment concilier divergence et solidarité ?) et contribue au dossier de la Nouvelle critique sur l’URSS et nous. Il fait aussi partie, avec Paul Laurent et Jean Kanapa, de la délégation française lors du soixantième anniversaire de la révolution russe, qui marque l’apogée des tensions entre PCF et PCUS.

Dans les années 1980, il milite contre l’Apartheid en participant à la fondation, en 1984, de Rencontre nationale contre l’Apartheid. Trigon accueille à Arcueil, Dulcie September, représentante de l’ANC en France. Celle-ci est assassinée à Paris le 29 mars 1989. En 1996, Nelson Mandela alors président de l'Afrique du Sud fait une entorse à son agenda pour passer par Arcueil lors de son voyage en France.

En mars 1985, Trigon est élu au Conseil général du Val-de-Marne.

Trigon est affecté par la crise du PCF et notamment par les tensions croissantes entre Georges Marchais et Charles Fiterman. Lié personnellement aux deux dirigeants, il croit un temps pouvoir œuvrer à leur réconciliation. Après l’appel à une « refondation » du PCF lancé par Charles Fiterman en octobre 1989, il maintient provisoirement une position intermédiaire. Lors du Comité central de février 1990, il refuse de condamner Fiterman mais dénonce les critiques de Marcel Rigout et Claude Poperen contre Georges Marchais. En décembre, lors du XXVIIe Congrès, il présente une contribution critique. Bien que réélu au Comité central, il est tenu à l’écart.

Dès lors, il appuie le courant refondateur. En 1992, il s’oppose publiquement à la candidature de Georges Marchais aux élections législatives et pose la question de son retrait du secrétariat du parti. Il démissionne du Comité central en 1993.

Il critique le message de félicitations du PCF au Parti communiste de la Fédération de Russie pour sa victoire aux législatives de décembre 1995.

En 1997, il refuse d’assister aux obsèques de Georges Marchais.

Soutenu par la fédération PCF du Val-de-Marne aux élections municipales de 1995, il est toutefois critiqué pour sa démarche ouvrant sa liste à des candidats issus du monde associatif ou syndical.

Après son élection, en 1995, il quitte le PCF en février 1996 et rejoint la Convention pour une alternative progressiste, fondée, par Charles Fiterman et Marcel Rigout, en 1994. En 1997, il laisse les fonctions de maire à Daniel Breuiller (il est nommé maire honoraire). Il continue de siéger au Conseil général du Val-de-Marne où il est réélu en 1998 (le  PCF ne présentant pas de candidat face à lui). En 2004, il ne se représente pas et soutient la candidature de Daniel Breuiller qui est élu.

Marcel Trigon se marie avec Anne-Marie Gilger, maire-adjointe d'Arcueil.

 

Sources

Marcel Trigon – Dictionnaire biographique du monde ouvrier - Paul Boulland

Marcel Trigon - Wikipédia

Responsabilités au PCF

Membre du Comité central : 1972 - 1993

Membre du Bureau fédéral Val-de-Marne :   1961 – 1972

Mandats électifs

Maire d’Arcueil : 1962 - 1997

Conseiller général : 1985 - 2004

Publications

Retour aux sources : lettre à mon fils, Le Temps des cerises, 1994

Honneurs

Officier de la Légion d'honneur

Maire honoraire de Accueil.