Les ex-PCF

Le plus grand parti de France

François Asensi (né à Santander (Espagne) le 1er juin 1945), obtient un CAP de dessinateur industriel, et commence à travailler dans une entreprise qui fabrique des machines à laver et à repasser.

Député, Maire

Démissionne en 2010

Ses parents luttent aux côtés des Républicains espagnols, au sein des Brigades internationales. C’est en 1947, quand François Asensi a deux ans, que la famille rejoint clandestinement la France avec ses deux enfants. Comme son père, il aura le statut de réfugié politique mais optera pour la nationalité française à sa majorité.

A quinze ans, il adhère à la Jeunesse communiste pour s’opposer à la guerre d’Algérie. Quatre ans plus tard, il adhère au Parti communiste français.

Il est désigné premier secrétaire de la fédération de Seine-Saint-Denis des Jeunesses communistes, puis secrétaire national des Jeunesses communistes. Il intègre la fédération de Seine-Saint-Denis du PCF, en 1974.

Fin 1975, il devient secrétaire de la section du PCF d’Aulnay-sous-Bois. Il contribue à préparer la succession du maire Robert Ballanger, député et président du groupe communiste à l’Assemblée nationale, qui souhaite se retirer. Il devient son suppléant et prend sa succession à sa mort, en 1981. Parallèlement, il est conseiller municipal d’Aulnay-sous-Bois.

En 1979, il est élu premier secrétaire fédéral de Seine-Saint-Denis.

En désaccord avec la direction nationale du PCF, il est partisan d’une transformation du PCF en « parti révolutionnaire de type nouveau ». Il souhaite rénover les structures du PCF afin d'ouvrir celui-ci à la modernité et de définir un projet communiste tenant compte des évolutions de la société en pleine mutation. Il demande aussi à la direction du PCF de réévaluer radicalement ses relations avec le Parti communiste de l'URSS. En 1985, il perd sa responsabilité de premier secrétaire de la fédération de Seine Saint Denis.   

Il est élu député en 1986, puis réélu en 1988, 1993, 1997, 2002, 2007 et 2012.

Après avoir été conseiller municipal d'Aubervilliers, d'Aulnay-sous-Bois et de Villepinte, Asensi est élu maire de Tremblay-en-France, en 1991, prenant ainsi la succession de George Prudhomme. Il est réélu en 1995, 2001, 2008 et 2014.

En 1996, il fonde avec José Fort, Jean-Claude Lefort, Pierre Renière (fils de membres des Brigades internationales en Espagne), l’association des Amis des combattants en Espagne républicaine (ACER). Il en est toujours co-président.

Il décide de quitter le Parti communiste français en mars 2010, et l’annonce est faite lors d’une conférence presse au cours de laquelle 200 « communistes unitaires » donnent leur démission. Outre Asensi, on trouve Patrick Braouezec, Jacqueline Fraysse, Pierre Goldberg, Patrick Jarry, Roger Martelli, Pierre Zarka, Lucien Sève

Il adhère à la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE). Il milite au Front de gauche, et demande la possibilité d'une adhésion directe.

Pour l'élection législative de 2012, il est candidat avec Clémentine Autain pour suppléante. Largement en tête au premier tour avec 35,64 % des voix, il est le seul candidat au second tour. En 2017, il souhaite que sa suppléante Clémentine Autain lui succède comme député. Il se présente comme son suppléant et participe activement à sa campagne. Elle est élue avec 59 % au second tour après avoir obtenu près de 38% des voix au premier tour.

Il parraine la candidature de Jean-Luc Mélenchon pour l'élection présidentielle de 2017.

A l’Assemblée Nationale, il intervient principalement sur la Modernisation de l'action publique territoriale, la Sécurisation de l'emploi, la Ville et cohésion urbaine, la Reconnaissance de l'État de palestinien. Asensi a été membre de sept commissions permanentes de l’Assemblée nationale

En 1990, il est rapporteur pour la loi tendant à réprimer tout acte raciste, antisémite ou xénophobe, dite loi Gayssot, qui vise à réprimer la négation de l’existence des crimes contre l’humanité. Il a en outre œuvré pour la suppression du mot « race » des lois de République (effective en 2013) et de la Constitution de 1958.

En 2010, il crée l’Académie des banlieues avec l’avocat Jean-Louis Peru, une association composée de collectivités territoriales dont le but est de bouleverser les clichés sur la banlieue grâce à un travail d’acteurs locaux (professionnels, associatifs, individuels).

Il s'est opposé à la guerre en Irak et milite pour la reconnaissance par la France de l'État de Palestine.

 

Sources

François Asensi – Wikipédia

Mandats électifs

Député : 2 juillet 1981 - 20 juin 2017

Conseiller municipal d'Aubervilliers : 14 mars 1971 - 13 mars 1977

Conseiller municipal d'Aulnay-sous-Bois : 30 novembre 1983 - 12 mars 1989

Conseiller municipal de Villepinte : 20 mars 1989 - 7 avril 1991

Maire de Tremblay-en-France : depuis le 8 avril 1991

Responsabilités au PCF

Premier secrétaire fédéral de Seine-Saint-Denis : 1979 - 1985

Honneurs

Député honoraire